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La règle « La critique prime sur l’éloge » est-elle absolue ou non ?

Publié le par Ibn_djelaz

La règle « La critique prime sur l’éloge » est-elle absolue ou non ?

 

Cheikh Al-Louwayhiq

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A propos de cela[c’est-à-dire : les querelles et les rancunes entre les savants*], l’imam Adh-Dhahabi –rahimaoullah- a dit : « Nous ne prétendons pas que les savants de la récusation et de l’agrément (Al-Jahrou wa At-Ta’dil) soient exempts de la moindre erreur, ni de sévérité dans les propos envers celui pour lequel ils ont de l’inimité et de la rancune. Et il est certes connu que la parole des savants contre d’autres savants n’a pas d’importance, notamment si l’homme a été honoré par un groupe de savants objectifs ». (Syar a’lam an-noubala »(40-41/7))

 

Voilà donc là quelques faits qui montrent que des savants peuvent parler contre certains d’entre eux, sans science, ni équité, mais plutôt par passion, discrimination et injustice. Retiens donc cette règle importante : « les paroles des savants contre d’autres doivent être oubliés et ne pas être rapportés »et ne la réfute pas avec cette autre règle : « La critique prime sur l’agrément »car cette dernière n’est pas absolue.

 

At-Taj As-Sabki –rahimaoullah- a dit : « Méfies-toi, méfies-toi de comprendre leur règle : « La critique prime sur l’agrément » comme étant absolue ; mais la vérité est que celui dont l’honorabilité et l’imamat ont été approuvés, que ceux qui font son éloge sont nombreux, que ceux qui le critiquent sont rares et qu’il existe un indice qui indique que la cause de la critique est le fanatisme pour l’école [juridique] ou autre, alors cette critique n’est pas prise en considération ».(Tabaqat ACh-Chafi’iya (188/1)

 

Et il a dit : « Nous t’avons enseigné que la critique n’est pas accepté, même si elle est détaillé vis-à-vis de celui dont les obéissances surpassent les désobéissances, celui dont ceux qui font son éloge sont supérieurs en nombre à ceux qui le dénigrent, celui dont ceux qui l’approuvent sont supérieurs en nombre à ceux qui le critiquent, et s’il existe une concurrence de la vie d’ici-bas comme cela se passe entre des concurrents ou autres ; Ainsi donc, nous n’accordons

 

aucune considération à la parole d’Ath-Thawri et d’autres, contre Abu Hanifa,

 

ni à celle d’Ibn Abu Dhi’b et d’autres, contre Malik,

 

ni à celle d’Ibn Ma’in contre Ach-Chafi’i

 

et celle de Al-Nasa’i contre Amhad Ibn Salih et bien d’autres.

 

Si nous avions fait précéder la critique, aucun des imams n’y aurait échappé, car tous les imams ont fait l’objet de dénigrement et ont été la cause de la perdition des damnés [qui leur causent du tort] ». (Tabaqat Ach-Chafi’iya (190/1).

 

 

[Rappel01 : * : il s’agit du sujet (querelles et rancunes entres les savants) abordée dans ce chapitredu livre)

 

[Source : « Comment se comporter envers les savants », Cheikh Al-Louwayhiq, Editions Assia, pp. 157/158]

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Trouver des excuses aux savants

Publié le par Ibn_djelaz

Trouver des excuses aux savants

Cheikh Al-Louwayhiq

 

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Les savants sont les meilleurs êtres de la communauté de Muhammad -sal Allahou 'alayhi wa salam-. Si ceci est le principe en ce qui les concerne, il nous est obligatoire de leur trouver des excuses et d’avoir une bonne opinion d’eux. Car le croyant se doit de ne penser que du bien des gens pieux, lorsqu’il entend des accusations faites à leur encontre.

 

Allah –ta’ala- dit à propose de la calomnie :

 

[Pourquoi, lorsque vous l’avez entendue [cette calomnie], les croyants et les croyantes n’ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n’ont-ils pas dit : C’est une calomnie évidente ?](S. An-Nour (24)/v.12)

 

Ainsi, avoir une bonne opinion du croyant et chercher à lui trouver des excuses est un comportement noble. Le Commandeur des croyants, ‘Umar Ibn Al-Khattab –radi Allahou ‘anhou- a dit : « N’interprète pas mal la parole qui sort de la bouche de ton frère, alors que tu peux lui trouver une interprétation dans le bien. »(Tafsir Al Quran Al Karim (213/4)

 

Muhammad Ibn Sirin –rahimaoullah- a dit : « Si on te rapporte quelque chose de ton frère, cherche lui une excuse et si tu n’en trouves pas, alors dis : « Peut être a-t-il une excuse » ».(Rapporté par Abu ACh-Cheikh Al-Assbahani (97))

 

Abu Qulaba –rahimaoullah- a dit : « Si on te rapporte quelque chose que tu détestes de ton frère, alors efforces-toi de lui trouver une excuse. Si tu n’en trouves pas, alors dis-toi : « Peut être que mon frère a des raisons [valables] que j’ignore ». (Rapporté par Abu Nou’aim dans son livre « Al-Hilya »(285/2)).

 

Ces paroles concernent les relations fraternelles, alors que dire des relations que l’élève doit avoir avec son cheikh, et des relations que la communauté doit avoir avec ses savants ! Avec ces derniers, ces recommandations doivent être encore plus fermes.

 

As-Sabki –rahimaoullah- a dit : « Si un homme est digne de confiance, et qu’on témoigne que c’est un homme de foi de droiture, alors il ne convient pas d’interpréter ses paroles et ses écrits de manière autre que ce qu’il nous a habitué à entendre, lui et ses semblables. Il convient plutôt qu’on fasse une interprétation juste et que l’on ait une bonne opinion de lui et de ses semblables ».(Qa’idatul Jarhi wat Ta’dil (93), voir aussi Ahmed As-Souweyane : « Nahwa man’hajin char’i fi talaqqil akhbar wa riwayatiha » (92-97)).

 

Fait parti de la recherche de l’excuse pour les savants, le fait de la rechercher pour celui qui, par crainte de torture et de châtiment, a eu à donner une réponse contraire à la vérité, usant ainsi de la permission (qui lui est accordée dans ce cas) au cours de l’épreuve de la création du Coran par exemple et d’autres semblables. En effet, il est permis de prononcer un terme de mécréance (par contrainte) tant que le cœur demeure empli de la sérénité de la foi. Le savant est un être humain exposé à la crainte ; il peut dire par crainte de la torture et de la prison, ce qu’on lui demande, il use ainsi de la permission d’alléger, laissant de côté la résolution (al-‘azima) qui est prioritaire pour le savant qui doit faire preuve de patience pour Allah, face aux épreuves afin de ne pas détourner les gens par ses actes ou ses paroles.

 

Al-Marwadhi –rahimaoullah- a dit : « J’ai entendu un homme des habitant de ‘Askar dire à Abu ‘Abdallah : « ibn Al-Madani t’envoie al-salam ». Il s’est tu, puis j’ai dit à Abu Abdallah : « ‘Abbas Al-Anbari m’a dit que ‘Ali Ibn Al-Madani fit mention d’un homme, et qu’il parla de lui en mal. Je lui ai dit : Certes, ils n’acceptent pas de toi, mais ils acceptent d’Ahmad Ibn Hanbal ». Il répondit : « Ahmad a supporté le fouet, tandis que j’en suis incapable ».(Syar a’lam an-noubala (55/11))

 

[Source : « Comment se comporter avec les savants », Cheikh Al-Louwayhiq, Edition Assia, pp. 117-119.]

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Allah a rendu obligatoire le recours aux savants et le fait de se renseigner auprès d’eux en cas d’équivoque

Publié le par Ibn_djelaz

Allah –ta’ala- a rendu obligatoire le recours aux savants et le fait de se renseigner auprès d’eux en cas d’équivoque

 

Cheikh Al-Louwayhiq

 

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Allah –ta’ala dit :

 

[Demandez aux érudits du Livre, si vous ne savez pas] (S. Al-Anbiya (21) v.7)

 

En effet, demandez aux érudits du Livre, si vous ne savez pas. « Parce qu’il n’est pas permis de poser la question à celui dont la réponse n’est pas basé sur la Char’ia, car c’est attribuer à quelqu’un ce dont il n’est pas apte. Et le consensus (Ijm’a) convient qu’une chose semblable est incorrecte et bien plus, impossible concrètement, car cela revient à demander à celui qui n’est pas apte de répondre à la question : Informe moi sur ce que tu ignores, car je me réfère à toi sur ce que tout deux ignorons ! Cela ne peut être accompli par des gens doués de raison. »(Al-Imam Ach-Chatibi : « Al-Mouwafaqat (262/4))

 

Le Cheikh ‘Abd al-Rahman AS-Sa’di –rahimaoullah- a dit : « Le sens général de ce verset, comporte l’éloge des savants, et que le degré le plus élevé de connaissance est la science du Livre révélé d’Allah. Allah a en effet ordonné à ceux qui ne savent pas, d’avoir recours dans toutes les situations aux savants. Il y a en cela une preuve de l’intégrité des savants et une attestation de leur honorabilité, car il est ordonné de leur poser les problèmes, et de cette façon la responsabilité de l’ignorant s’en trouve dégagé ». (Taysir Al-Karim Ar-Rahman (206/4)

 

Se renseigner auprès des savants ne signifie pas qu’on leur obéisse dans l’interdiction du licite et la permission de l’illicite. Dans ce cas là, l’interrogateur qui a suivi et l’interrogé qui est suivi seraient dans la situation de ceux [cité dans le verset] :

 

[Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme seigneurs en dehors d’Allah](S. At-Tawbah (9) v. 31)

 

Se renseigner auprès des savants pour connaître le jugement d’Allah -soubhanahou wa ta'ala- ne signifie pas leur obéir de façon absolue. « Ainsi les savants n’ont pas divergé sur le fait que le commun des mortels doit imiter les savants et qu’ils sont ceux visés par le verset d’Allah :

 

[Demandez aux érudits du Livre, si vous ne savez pas]

(S. Al-Anbiya (21), v.7).

 

De même, ils n’ont pas divergé sur le fait qu’il n’est pas permis aux communs des mortels de délivrer des fatawa, et cela –Allah en est le plus savant- parce qu’ils ignorent les notions du licite et de l’illicite, et ce que la science dit. »(Ibn Abdelbar « Jami’ Bayane Al-‘Ilm » (114/2))

 

L’imam Ach-Chatibi -rahimaoullah- a dit: « Les fatawa des mujtahidin sont pour le commun du peuple ce que sont les preuves juridiques pour les savants. La preuve en est que l’existence ou non des preuves est sans effet pour les imitateurs, étant donné qu’ils n’en tirent pas profit. Par conséquent, l’étude et la déduction ne les concernent pas et ne leur sont en aucun cas permis ». (Al-Mouwafaqar (293/4))

 

Les savants sont comme des guides, c’est par eux que l’on connaît le jugement d’Allah. Par leur explication, on comprend le sens voulu par Allah -soubhanahou wa ta'ala- et Son Messager -sal Allahou 'alayhi wa salam-, mais l’obéissance eux savants n’est pas due à leurs personnes.

 

L’Imam Ibn Al-Qayyim -rahimaoullah- a dit : « Ici donc, il apparaît évident qu’il y a une différence entre l’imitation du savant dans tout ce qu’il dit, et le fait d’avoir recours à sa compréhension à la lumière de sa science. Le premier prend la parole de ce savant sans aucun examen ni demande de preuves issues du Livre et de la Sunnah, bien plus, il fait de cela un lien qu’il attache à son cou, c’est pour cela qu’il est appelé imitateur. A l’inverse de celui qui a recours au discernement des savants, en s’éclairant à la lumière de leur science pour atteindre le Messager -sal Allahou 'alayhi wa salam- : il considère les savants comme premiers guides, mais s’il possède une preuve émanant du Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam-, alors il se contente de cela et se passe de tout autre avis. En effet, quand celui qui se base sur une étoile pour trouver la direction de la Qibla, aperçoit cette dernière, se guider au moyen de l’étoile n’a plus aucun sens ».(Kitab Ar-Roh (p. 356))

 

Les savants sont donc le moyen et le chemin pour éclairci les lois et les jugements de la religion. Ce savoir se transmet par l’enseignement d’une génération suivante, et ces savants élucident les lois d’Allah -soubhanahou wa ta'ala- aux gens

 

[Source : « Comment se comporter avec les savants », Cheikh Al-Louwayhiq, Edition Assia, pp. 43-45.

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Le mérite de la marche vers la mosquée

Publié le par Ibn_Djelaz

Le mérite de la marche vers la mosquée

 

Husayn al-‘Awayhsha

 

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1. Abu Hurayra –radiAllahou ‘anh- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« La prière d’un homme en commun est multipliée par rapport à sa prière à la maison et dans son échoppe de vingt-cinq degrés, et ce car s’il fait les ablutions et parfait les ablutions, puis sort vers la mosquée en ne désirant que la prière, il ne fait de pas sans qu’il ne soit élevé d’un degré et que ne lui soit ôté un péché. Et quand il prie, les Anges ne cessent d’invoquer en sa faveur tant qu’il se trouve dans le lieu de prière : « Ô Allah, prie sur lui, ô Allah, accorde-lui la miséricorde ».Et il ne cesse d’être en prière tant qu’il attend la prière ».

 

Et dans une version :

 

« Ô Allah, pardonne-lui, ô Allah, accorde-lui le repentir, tant qu’il ne perd pas ses ablutions ». (Rapporté par al-Bukhari (477), Muslim (649))

 

2. ‘Uqba b. ‘Amir –radiAllahou ‘anhou- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Quand l’homme se purifie puis va à la mosquée pour accomplir la prière, ses deux scribes ou son scribe lui inscrit pour chaque pas qu’il fait vers la mosquée dix bonnes actions, et celui qui est assis à attendre la prière est comparable à celui qui est debout en prière et sera inscrit parmi les orants, dès qu’il sort de sa demeure jusqu’à ce qu’il y retourne ».  (Rapporté par Ahmad, Abu Ya’la, at-Tabarani, et d’autres et il est mentionné dans Sahih al-Targhib wa l-Tarhib (298)

 

3. ‘Abd Allah b. ‘Amr -radiAllahou 'anhou- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Celui qui va à la mosquée du groupe, un pas lui efface un péché et un autre pas lui inscrit une bonne action, à l’aller et au retour ». (Rapporté par Ahmad avec une chaîne de transmission fiable, al-Tabarani et authentifié par Ibn Hibban, Jugé fiable par shaykh al-Albani dans Sahih al-Taghrib wa l-Tarhib)

 

4. Jabir -radiAllahou 'anhou- a dit :

 

« Il y avait un espace vide autour de la mosquée, et les Banu Salama voulaient se rapprocher de la mosquée. Le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- fut informé de cela et leur dit : « Il m’a été rapporté que vous voulez vous rapprocher de la mosquée ». Ils dirent : « Oui, ô Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam-, c’est ce que nous voulons ». Il dit alors -sal Allahou 'alayhi wa salam- : « Ô Banu Salama, vos demeures ! Vos pas seront inscrits. Vos demeures ! Vos pas seront inscrits ». Ils dirent : « Il ne nous aurait pas plu d’avoir déménagé ». (Rapporté par Muslim (665))

 

Et dans une version :

« Vous avez pour chaque pas un degré ». (Rapporté par Muslim (664)

 

5. Abu Musa -radiAllahou 'anhou- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« La personne qui a la plus grande récompense dans la prière est celle qui a la plus grande distance à marcher, puis la plus grande, et celui qui attend la prière pour la prier avec l’imam a une plus grande récompense que celui qui prie puis dort ». (Rapporté par al-Bukhari (651), Muslim (662)

 

6. Abu Hurayra -radiAllahou 'anhou- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Pour chaque articulation de la personne, il y a une aumône chaque jour où le soleil se lève. Réconcilier deux personnes est une aumône, aider un homme à monter sur sa monture ou à mettre sur elle ses biens est une aumône, la bonne parole est une aumône, chaque pas fait en direction de la mosquée est une aumône, et ôter la nuisance du chemin est une aumône ». (Rapporté par Al-Bukhari (2989), Muslim (1009))

 

7. Abu Hurayra -radiAllahou 'anhou- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Ne vous indiquerais-je pas ce par quoi Allah efface les péchés et augmente les degrés ? ». Ils dirent : « Oui, ô Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- ! ». Il dit : « Parfaire les ablutions dans la difficulté, multiplier les pas vers la mosquée et attendre la prière après la prière. Ceci est le Ribat*, ceci est le Ribat, ceci est le Ribat » (Rapporté par Muslim (251) (*Ribat : Le fait de camper aux frontières pour surveiller toute incursion ennemie.)

 

8. Il rapporte également que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Celui qui va à la mosquée ou en revient, Allah lui prépare au Paradis une demeure (Nuzul : ce que l’on prépare pour un inviter afin de l’honorer) chaque fois qu’il part ou revient ». (Rapporté par al-Bukhari (662) et Muslim (669)

 

9. Burayda -radiAllahou 'anhou- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Annonce à ceux qui marchent dans l’obscurité vers la mosquée une lumière intégrale le jour de la résurrection ». (Rapporté par Abu Dawud et Al-Tirmidhi et il est mentionné dans Sahih al-Targhib wa l-Tarhib (315)

 

10. Abu Hurayra -radiAllahou 'anhou- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Allah -soubhanahou wa ta'ala- illuminera ceux qui se dirigent vers la mosquée dans l’obscurité d’une lumière éclatante le jour de la résurrection ». (Rapporté par al-Tabarani avec une chaîne de transmission fiable et il est mentionné dans Sahih al-Targhib wa l-Tarhib (317))

 

11. Abu Umama -radiAllahou 'anhou- rapport que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Celui qui sort de sa demeure s’étant purifié pour accomplir la prière obligatoire, sa récompense est comparable à celle du pèlerin en état de sacralisation, et celui qui sort pour accomplir la prière de la matinée [Al-Doha] et ne sort que pour cette raison, sa récompense est comparable à celle du petit pèlerin [celui qui fait la ‘Umra], et la prière à la suite de l’autre sans qu’il n’y ait fait de futilité entre elles sera inscrit dans le ‘Illiyyûn ». (Rapporté par Abu Dawud et il est mentionné dans Sahih al-Targhib wa l-Tarhib (320)

 

12. Il rapporte également que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Il en est trois qui sont tous garantis auprès d’Allah : S’il vit, il reçoit subsistance et protection et s’il meurt, Allah les fait entrer au Paradis : celui qui entre dans sa demeure et qui salue est garanti auprès d’Allah, celui qui sort pour aller à la mosquée est garanti auprès d’Allah et celui qui sort pour la cause d’Allah est garanti auprès d’Allah ». (Rapporté par Abu Dawud et Ibn Hibban qui l’a authentifié et il est mentionné dans Sahih al-Targhib wa l-Tarhib (321)

 

13. Salman -radiAllahou 'anhou- rapporte que le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit :

 

« Celui qui fait les ablutions dans sa demeure et parfait les ablutions pis va à la mosquée, il rend visite à Allah. Il est donc du devoir de celui qui est visité d’honorer le visiteur ». (Rapporté par al-Tabarani avec deux chaînes de transmission dont l’une est bonne et il est mentionné dans Sahih al-Targhib wa l-Tarhib (322)

 

 

Ce que l’on peut tirer de ces hadiths :

 

1. Marcher en direction de la mosquée augmente les degrés et efface les péchés, à l’aller comme au retour.

 

2. Pour chaque pas, on obtient dix bonnes actions.

 

3. Le musulmans est inscrit parmi les orants dès lors qu’il sort de sa demeure jusqu’à ce qu’il revienne.

 

4. Celui qui obtient la plus grande récompense pour la prière parmi les gens est celui qui a marché la plus grande distance.

 

5. Le pas de l’adorateur fait pour accomplir la prière lui est compté comme une aumône.

 

6. Multiplier les pas en directions de la mosquée fait partie du Ribat.

 

7. Allah –ta’ala- prépare au Paradis une demeure (Nuzul) à Son adorateur chaque fois qu’il va ou revient de la mosquée.

 

8. Allah -soubhanahou wa ta'ala- parfait le jour de la résurrection la lumière de ceux qui marchaient dans l’obscurité vers la mosquée.

 

9. La récompense de celui qui sort de sa demeure en étant purifié pour accomplir la prière obligatoire est comparable à la récompense du pèlerin.

 

10. Celui qui sort vers la mosquée est garanti auprès d’Allah d’obtenir la subsistance et d’être protégé.

 

11. Celui qui marche en direction de la prière [mosquée] en ayant parfait les ablutions rend visite à Allah, et qu’Allah honore Ses adorateurs qui lui rendent visite, cet honneur consiste en une augmentation de la foi, une récompense, une élévation des degrés, une dissipation des peines et un bonheur dans le cœur.

 

[Source : « La prière, son influence sur l’intensification de la foi et l’éducation spirituelle », Cheikh Husayn Al-‘Awaysha, Editions Al-Hadith, pp. 132-141]

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La vérification de l’information avec son acceptation

Publié le par Ibn_Djelaz

La vérification de l’information avec son acceptation

 

Imam Ibn Jarir

 

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Allah –ta’ala- dit :

 

[Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait] (S. Al-Houjourat (49)/ v.6)

 

L’Imam Ibn Jarir dans le commentaire de ce verset a dit : « Prenez votre temps jusqu’à ce que vous soyez sûr de sa véracité, ne vous précipitez pas dans son acceptation… de crainte de porter atteinte par inadvertance à des gens innocents et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait ».  Il dit : « Alors vous regretteriez de les avoir accusés injustement de délit ».

 

« Jami’ Al-Baiyane » (123-125/26)

 

[Rappel01 : le titre n’est pas tiré du livre]

 

[Source : « Comment se comporter avec les savants », Cheikh Al-Louhayhiq, Editions Assia, p.  132.]

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Le juste milieu dans la manière de juger le savant

Publié le par Ibn_Djelaz

Le juste milieu dans la manière de juger le savant

 

Imam Adh-Dhahabi

 

 

 

L’Imam Adh-Dhahabi –rahimaoullah- a dit :

 

balance_justice.jpg« Il ne te convient pas, ô jurisconsulte musulman de te précipiter d’accuser un musulman de mécréance, sauf si tu possèdes sur cela une preuve évidente. Tout comme il ne t’est pas permis de croire à la piété et à la sainteté de celui qui est accusé avec preuve, de travestir (la croyance), et dont la (mauvaise) intention et l’incroyance sont dévoilées. Ne fais donc ni l’un ni l’autre, mais la justice est plutôt que lorsque les musulmans considèrent une personne comme étant pieuse, elle l’est effectivement, car ce sont les témoins d’Allah sur terre et parce que la communauté ne s’accorde pas sur l’erreur. De même lorsque les musulmans considèrent une personne comme perverse, mécréante ou imposteur, elle l’est effectivement.

 

Quand au savant qui est considéré comme étant dans l’égarement par un groupe, et louangé et respecté par un autre, tandis qu’un troisième groupe reste à son encontre neutre, il convient d’éviter de le juger et de remettre son jugement entre Les Mains d’Allah et d’implorer le pardon d’Allah pour lui. Car, à la base on est sûr qu’il est musulman et son égarement fait l’objet d’un doute. C’est ainsi que tu apaises ton âme et que tu purifies ton cœurs de la haine ressentie à l’encontre des croyants.

 

Ensuite, saches que tous les gens de la Qibla [musulmans], les croyants parmi eux et les pervers, les sunnites et les innovateurs, à l’exception des compagnons [du prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam-], ne se sont jamais mis d’accord pour dire qu’un musulman, est heureux et sauvé ou qu’il est malheureux et damné. Ainsi, Abu Bakr, cet homme sans pareil dans la communauté, a fait l’objet de divergences. Il en est de même pour ‘Umar,’Uthman, ‘Alu, Ibn Az-Zubayr, Al-Hajjaj, Ma’mun, Bichr Ak-Murisi, Ahmad Ibn Hanbal, Ach-Chafi’i, Al-Bukhari, Nasa’i, et ainsi de suite, parmi les bons et les mauvais jusqu’à ce jour. Il n’est pas apparu un bon imam sans que des ignorants et des innovateurs ne l’aient blâmé et dénigré. Et pas un leader parmi les Jahmiyya et les Rafida sans qu’il n’ait eu des partisans qui le défendent et le soutiennent, qui mettent en pratique ses paroles par passion et par ignorance. Les paroles qui comptent sont celles de la majorité dépourvue de passion et d’ignorance, qui s’illustrent par la piété et la science. Alors médite –Ô serviteur d’Allah-  sur la secte d’Al-Hallâj, lui qui est l’un des dirigeants des Qaramita, de ceux qui invitent à l’ignorance. Soit juste et prends garde à cela, et juge-toi toi-même. S’il t’apparaît évident que  la nature de cet individu est celle d’un ennemi de l’Islam, d’une personne qui aime le pouvoir, qui est assidue à se faire voir dans le faux et dans la vérité, alors éloigne-toi de sa secte. Et s’il t’apparaît évident –qu’Allah nous en préserve !- que cet homme était quelqu’un de juste, un guide, une personne bien guidée, alors renouvelle ton Islam, et demande secours à ton Seigneur afin qu’Il t’aide à atteindre la vérité et qu’Il raffermisse ton cœur dans Sa religion, car la guidée est une lumière qu’Allah jette dans le cœur de Son serviteur musulman, Il n’y a de force et de puissance qu’en Allah. Et si tu doutes, et ne connais pas la vérité en ce qui le concerne, et que tu désavoue les actes qu’on lui reproche, alors apaise ton âme, Allah ne t’interrogera point é son sujet »

 

Rapporté par Adh-Dahahbi : « Syar a’lam an-noubala » (343-345/14)

 

[Rappel01 : 1- Le titre n’est pas tiré du livre. 2- Il s’agit d’un passage de la biographie d’Al-Husayn Ibn Mansur Al-Hallaj –qu’Allah lui accorde ce qu’il mérite- par l’Imam Adh-Dhahabi]

 

[Source : « Comment se comporter envers les savants », Cheikh Al-Louwayhiq, Editions Assiya, pp. 129-130.]

 

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