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Le récit de l'idole de 'Amroû Ibn El-Djoumoûh

Publié le par Rappel01

Le récit de l'idole de 'Amroû Ibn El-Djoumoûh


 
Ibn Ishâq a dit: "Lorqsue les Ansârs qui avaient fait le serment d'allégeance au Prophète (Sallalahou alayhi wa salam), la nuit de la deuxième 'Aqaba, revinrent à Médine, ils proclamèrent leur foi. Il resta, cependant, parmi leurs compatriotes, des vieillards qui professaient encore le polythéisme. Parmi ces vieillards, il y avait 'Amroû Ibn El-Djoumoûh Ibn Zayd Ibn Ka'b Ibn Salama. Son Fils Mou'adh Ibn 'Amroû était de ceux qui étaient présents à El-'Aqaba. 'Amroû Ibn El-Djoumoûh était un des maîtres des Banou Salama et un de leurs nobles. Il avait placé une idole en bois, dans sa maison, appelée Manat, comme le faisient les nobles parmi eux. Il l'adorait et le vénérait.
 
Lorsque des jeunes parmi les Banou Salama, embrassèrent l'Islam, entre autres son fils Mou'adh et Mou'adh Ibn Djebel; ils s'entendirent pour pénétrer, de nuit, dans la chambre où se trouvait l'idole de 'Amroû Ibn El-Djoumoûh. Ils prirent cette idole et la jetèrent dans une fosse des Banou Salama où ils mettaient les détritus. Ils la jetèrent la tête en avant. Le lendemain, lorsque 'Amroû vit cette scène, il s'exclama: "Malheur à vous, qui a commis, cette nuit, une agression contre notre dieu?". Il la prit ensuite, la lava, la purifia et la parfuma, puis ajouta à l'adresse de son idole: "Par Allah, si je connaissais celui qui t'a fait cela, je l'humilierais!". La nuit suivante, les deux jeunes gens firent la même chose. Le lendemain, 'Amroû partit à la recherche de son idole et la trouva dans la même posture et le même lieu que la veille. Il la retira de la fosse, la lava, la purifia et la parfuma. Mais la nuit suivante, les deux jeunes gens revinrent à la charge et jetèrent encore l'idole dans la fosse aux détritus.
 
Lorsque la situation se réitéra plusieurs fois encore, 'Amroû retira son idole de la fosse, la lava, la purifia et la parfuma, puis il prit son épée, la suspendit sur elle, puis s'adressa à elle en lui disant: "Par Allah, je ne sais pas qui agit ainsi avec toi. Mais s'il y a un bien en toi, défends-toi avec cette épée que je te laisse!".
 
Mais lorsqu'il alla se coucher, les deux jeunes gens revienrent dans la chambre où se trouvait l'idole. Ils enlevèrent l'épée suspendue à son cou, puis prirent un chien mort, l'attachèrent à l'idole avec une corde, et les jetèrent ensemble dans une fosse des Banou Salama où se trouvaient les détritus. Le lendemain matin, ne trouvant pas son idole, 'Amroû Ibn El-Djoumoûh alla à sa recherche et la trouva dans la fosse attachée au cadavre d'un chien.
 
Certains des hommes qui avaient embrassé l'Islam le virent alors et lui parlèrent de l'Islam. Sa raison s'illumina et Allah le guida vers l'Islam. Par la suite, et après qu'il eut compris sans quel égarement il se trouvait, avant de connaître la lumière de l'Islam, il composa des vers de poésie pour remercier Allah de l'avoir sauvé de l'égarement, en disant à l'adresse de son ancienne idole: "Si tu étais un dieu, tu ne serais pas attaché au cadavre d'un chien, au milieu d'un fosse".

 

Titre: As-Sîra - La biographie du Prophète Mohammad (Sallalahou alayhi wa salam) Les débuts de l'islam
Auteur: Ismaïl Ibn Kathîr
Pages 431 -432
Edition: Universel
Retranscription: Oum Chaïma

site: www.rappel01.fr

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Sa’id ibn ‘Âmir ibn Khuzaym

Publié le par Rappel01

Sa’id ibn ‘Âmir ibn Khuzaym


Lorsque ‘Omar arriva en Syrie, il fait halte à proximité de Hims. Il donna l’ordre de lui faire la liste des pauvres. On lui remit alors la liste, et celle-ci contenait le nom de Sa’îd ibn ‘Âmir, il dit alors : « Qui est Sa’îd ibn ‘Âmir ? », ils répondirent : « Notre gouverneur », il dit : « Comment votre gouverneur peut-il être pauvre ? Où est son salaire ? Où sont ses biens ? », ils répondirent : « Il ne garde rien », ‘Omar se mit alors à pleurer, puis il prit mille dinars et les lui envoya. Le messager se présenta avec cette somme auprès de Sa’îd ibn ‘Amir qui se mit à observer ce que lui avait apporté le messager, et il se rendit compte qu’il s’agissait de dinars. Il se mit alors à dire : « C’est à ALLAH que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons ! ». Sa femme lui dit alors : « Que t’arrive-t-il ? Le chef des croyants est-il mort ?, il répondit : « Non, mais pire que cela ! », elle dit : « S’agit-il d’une chose en relation avec l’Heure ? », il dit : « Non, pire que cela ! les biens de la vie terrestre sont venus à nous, les malheurs sont entrés chez moi », elle dit alors : « Fais en ce que bon te semble ! », il lui prit alors une bourse dans laquelle il mit les dinars, puis, une armée passa et il distribua toute la somme parmi les soldats de celle-ci. On rapporte que ‘Omar leur dit : « Comment trouvez-vous votre gouverneur ? », ils répondirent : « Nous lui reprochons quatre choses : il ne vient à nous qu’après que le jour se soit bien levé », il dit : « Ceci est grave, et quoi encore ? » ; ils dirent : « Il ne répond à personne durant la nuit ; il a dit : « Ceci est grave, et quoi encore ? », ils dirent : « un jour par mois, il ne vient pas à nous », il dit : « Ceci est grave, et quoi encore ? », ils dirent : « Certaines fois, il agonise ! ». ‘Omar les réunit alors, eux et Sa’id ibn ‘Âmir, puis il dit : « Ô ALLAH ! fais que je ne me sois pas trompé à son sujet aujourd’hui, pour ce dont ils se plaignent ! », ils dirent : « Il ne vient à nous qu’une fois que le jour se soit levé », il répondit : « Ma famille n’a pas de domestique, alors je leur mélange la pâte et je fais le pain, ensuite je sors », ‘Omar dit : « De quoi vous plaignez-vous à son sujet ? », ils répondirent : « Il ne répond à personne durant la nuit », il dit : « La journée, je la leur consacre, et la nuit, je la consacre à ALLAH », ‘Omar dit : « De quoi vous plaignez-vous à son sujet ? », ils répondirent : « Durant un jour par mois, il ne vient pas à nous », il dit : « Je n’ai pas de domestique pour laver mes vêtements et je n’ai pas de vêtements pour me changer, alors je les lave et je reste assis jusqu’à ce qu’ils sèchent », ‘Omar dit : « De quoi vous plaignez-vous à son sujet ? », ils répondirent : « Il lui arrive certains jours d’être à l’agonie », il dit : « J’ai vu Khubayb se faire torturer alors que Quraiche lui coupait la chaire en morceaux, puis ils le mirent sur le tronc d’un arbre, et il s’écria : « Oh Mohammed ! », alors à chaque  fois que je revois cette scène et que je pense au fait que je ne l’ai pas soutenu – alors que j’étais un polythéiste – je pense qu’à cause de ce péché, Allah ne me pardonnera jamais, et  c’est à ce moment là que cette agonie vient à moi ». ‘Omar dit alors : Toutes les louanges sont à ALLAH qui a fait que ma perspicacité ne m’a pas trompé », puis il lui envoya mille dinars. Sa femme lui dit : « Louanges à ALLAH qui nous a enrichis avec ton travail », il dit alors : « Veux-tu que je t’indique une chose meilleure que cela ? Nous la donnons à Celui qui nous la rapportera le moment où l’on en aura le plus besoin ! », elle dit alors : « Oui ! ». Il appela alors un homme de sa famille et mit la somme dans une bourse, puis il lui dit : « Prends cela et va vers la veuve de la famille untel, et vers l’orphelin de la famille untel et vers le pauvre de la famille untel, et vers celui qui est éprouvé de la famille untel ! », et il n’en laissa pas un seul petit morceau d’or. Il dit : « Donne cela en aumône ! », sa femme lui dit alors : « Et qu’as-tu fais de l’argent ? » il répondit : « Il viendra à toi le moment où tu en auras le plus besoin ».


Titre: L’histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs
Auteur:  Ibn Al Jawzy
Pages: Page 212-214
Edition: Al Houda
Retranscription: Oumomeya

Site : www.rappel01.fr

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conseil dans l'éducation des enfants

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Le savant Abu 'Abdallah Mohammed ibn Idris Ach-Chafi'î

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Il conseilla l'éducateur des enfants de Rachid et lui dit: "la première chose par laquelle tu dois commencer pour former les enfants du chef des croyants, c'est tout d'abord de te corriger, et ce, car leurs yeux sont liés aux tiens; pour eux, le bien, c'est ce que toi tu considères comme bien, et le mal, pour eux, c'est ce que toi tu déteste. Enseigne-leur le Livre d'ALLAH, mais ne les force pas, car sinon, ils s'en lasseront, et ne les éloigne pas, car ils le délaisseront; puis, rapporte leur la poésie qui contient le plus de pudicité, les hadiths les plus nobles et ne les fais pas passer d'une science à l'autre avant qu'ils ne maîtrisent la première, car entendre beaucoup de choses fait perdre la compréhension.

titre: l'histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs
auteur: ibn Al Jawzi
page: 405
édition: Al Houda
retranscription: oumomeya
site: www.rappel01.fr

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Paroles d'Abu Addarda ‘Ouwaymar ibn Zaid

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Paroles d'Abu Addarda ‘Ouwaymar ibn Zaid


Abu Addarda passa auprès d’un homme qui avait commis un péché et que les gens insultaient, il dit alors: “Si vous le voyiez dans un puits, ne l’en sortirez-vous pas?” ; ils répondirent : « Certes ! », il dit alors : « Alors n’insultez pas votre frère et louez Allah qui vous a protégés », ils dirent : « Ne le hais-tu pas ? », il répondit : « C’est son acte que je hais, et s’il l’abandonne, il est mon frère ». (p.199)


Si vous aviez connaissance de ce que vous allez voir après la mort, vous ne mangeriez aucune nourriture par envie, vous ne boiriez rien par envie, vous n’entreriez pas dans une maison pour vous y abriter, mais vous sortiriez dans les rues et vous vous donneriez des coups à la poitrine et vous vous lamenteriez sur vous-mêmes.


Le summum de la foi, c’est de patienter face à un jugement, d’accepter la prédestination, d’être sincère dans le fait de s’en remettre à ALLAH et de se soumettre à Lui.


J’aime la mort par désir de rencontrer mon Seigneur, j’aime la pauvreté par modestie envers mon Seigneur, j’aime la maladie, car celle-ci efface mes péchés. Demandez protection à ALLAH contre le recueillement de l’hypocrite, on lui dit alors : « Et quel est donc le recueillement de l’hypocrite ? », il répondit : « C’est de voir son corps se recueillir, alors que son cœur ne se recueille pas ».  (p.200)


Abu Addarda se plaignit de douleurs, les gens lui dirent alors : « De quoi te plains-tu ? », il répondit : « De mes péchés », ils lui dirent alors : « De quoi as-tu envie ? », il répondit : « Du paradis », ils dirent : « Veux-tu que l’on appelle un médecin ? », il répondit : « c’est Lui qui m’a mis dans cet état ». (p.204)

 

Titre: L’histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs
Auteur:  Ibn Al Jawzy
Pages: Page 199, 200,  204
Edition: Al Houda
Retranscription: Oumomeya

Site : www.rappel01.fr

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Le traitement de la colère

Publié le par Rappel01


Le traitement de la colère

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Le traitement de la colère se fait de deux façons:
 
La première façon est cellle de la prévention. Elle se concrétise par l'évitement des causes provoquant la colère, entre autres l'arrogance, la fatuité, la fierté, l' humour déplacé, les plaisanteries et autres.
 
La deuxième est celle qui survient après la provocation de la colère. Elle se résume à quatre choses:
 
1. Se réfugier auprès d'Allah contre Satan le lapidé.
 
2. Faire ses ablutions.
 
3. Changer la position dans laquelle se trouve la personne en colère, en s'asseyant ou en s'allongeant, en sortant, en se taisant, et autres.
 
4. Se rappeler de ce qui a été rapporté comme récompense concernant la maîtrise de  la colère et comme opprobre concernant sa non maîtrise.[1]
 
[1] Voir cela en détail dans mon livre " les fléaux de la langue", p120-121 et mon livre " la sagesse dans l'appel à Allah", p64-66.

 

Titre: Comment se protéger de la sorcellerie et du mauvais oeil. Invocations et rouqya tirées du Coran et de la Sounna
Auteur: Sa'id Ibn 'Ali Ibn Wahf El-Qahtâni
Page: 111-113
Edition: Universel
Retranscription: oum chaïma

site: www.rappel01.fr

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Le repentir d'un homme de ce que ses mains ont fait

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Le repentir d’un homme de ce que ses mains ont fait

 

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Ibrahim Ibn Al-Harith raconte:

 

« Il y avait un homme qui pleurait énormément. On le questionna à ce sujet.

 

 Il répondit : « Je pleure parce que je me rappelle des fautes que j’ai commises, quand je n’avais pas honte de Celui qui me regardait et qui détient mon châtiment. 

 

Il m’a retardé jusqu’au jour du châtiment éternel. Il m’a accordé un délai jusqu’au jour du regret éternel.

 

Par Allah ! Si on me demandait : Qu’est-ce que tu préfères : on te réclame des comptes puis, on ordonne de te conduire au paradis, ou bien on te dit « Soit poussière ! »

 

Je choisirais d’être poussière. »

 

Texte: Les repentis
Auteur: Ibn Qudama Al-Maqdissi
Pages : 210
Edition: La Maktaba
Retranscription: Ibn Djelaz

Site :   www.rappel01.fr 

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L'obligation d'accomplir la prière en commun

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L'obligation d'accomplir la prière en commun


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Son éminence le cheikh Abdul-Aziz Ibn Abdullah Ibn Baz

 

De la part d’Abdul-Azîz Ibn Bâz, à quiconque lira cette lettre parmi les musulmans – qu’Allah les aide à obtenir Sa satisfaction, et qu’Il nous fasse rejoindre la voie de ceux qui le craignent et le redoutent – Âmîn.

Que la Paix d’Allah soit sur vous, ainsi que Sa Miséricorde et Ses Bénédictions.

 

On m’a rapporté que beaucoup de gens négligeaient l’accomplissement de la prière en commun, et se justifiaient en affirmant que certains savants étaient souples à ce sujet. Il est donc de mon devoir de clarifier l’importance et la gravité de ce sujet : il ne convient pas au musulman de négliger quelque chose auquel Allah a donné une grande importance dans Son livre, ainsi que Son noble Prophète (prière et salut d’Allah sur lui).

 

Allah – Exalté soit-Il – a cité la prière à maintes reprises dans Son livre, et a souligné combien elle était importante ; Il a ordonné d’être régulier dans son accomplissement et de l’accomplir en commun. De plus, Il nous a informés que sa négligence et son accomplissement avec paresse faisait partie des caractéristiques des hypocrites.

 

Ainsi, Allah le Très-Haut dit : « Soyez assidus aux prières et surtout la prière médiane ; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. »

Comment peut-on reconnaître qu’une personne accomplit la prière avec régularité et lui voue un profond respect alors qu’il ne l’accomplit pas avec ses frères et néglige son importance ?

 

Allah le Très-Haut dit aussi : « Et accomplissez la prière, et acquittez la Zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. » Ce noble verset prouve que la prière en commun est une obligation et que les fidèles doivent y participer. Si Allah avait voulu mentionner uniquement l’accomplissement de la prière, il n’y aurait pas eu lieu d’ajouter à Sa parole en fin de verset : « Et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. » En effet, Il a déjà mentionné l’ordre de l’accomplir en début de verset.

 

Allah le Très-Haut dit : « Et lorsque tu (Muhammad) te trouves parmi eux, et que tu les diriges dans la prière, qu’un groupe d’entre eux se mette debout en ta compagnie, en gardant leurs armes. Puis lorsqu’ils ont terminé la prosternation, qu’ils passent derrière vous et que vienne l’autre groupe, ceux qui n’ont pas encore prié. À ceux-ci alors d’accomplir la prière avec toi, prenant leurs précautions et leurs armes. »

 

Ainsi, Allah – Exalté soit-Il – a rendu obligatoire la prière en commun au moment de la bataille ; elle l’est donc encore à plus forte raison en temps de paix ! S’il devait y avoir des gens qui méritent qu’Allah les exempte de prier en groupe, ce serait sans aucun doute les combattants face à l’ennemi, et ceux qui sont menacés d’une attaque imminente. Malgré cela, Allah ne leur a pas permis de délaisser la prière en commun ; nous en déduisons donc que celle-ci fait partie des plus importantes obligations, et qu’il n’est permis à personne de s’en défaire.

 

On rapporte dans les deux Sahîh [d’Al-Bukhârî et de Muslim] d’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, que le Prophète (prière et salut d’Allah sur lui) a dit : « J’étais sur le point d’ordonner que l’on commence la prière en groupe, en désignant quelqu’un pour la diriger, puis de m’en aller avec des hommes portant des fagots de bois afin de brûler les demeures de ceux qui n’assistent pas à la prière en groupe. »

 

Dans le Sahîh de Muslim, d’après Abdullah ibn Mascûd, qu’Allah l’agrée : « Je me rappelle encore qu’au temps du Prophète (prière et salut d’Allah sur lui), pas un seul d’entre nous ne manquait la prière en commun, si ce n’est l’hypocrite dont l’hypocrisie était connue, et la personne malade. Il arrivait même que le malade vienne malgré tout assister à la prière, supporté par deux autres personnes. » 

 

Il (Abdullah ibn Mascûd) a rapporté également : « Le Prophète (prière et salut d’Allah sur lui) nous a enseigné les Sunan de la guidée, et le fait de prier à la mosquée dans laquelle est fait l’appel fait partie des Sunan de la guidée. »

 

Abdullah ibn Mascûd a dit aussi : « Que celui qui veut goûter au plaisir de rencontrer Allah tout en étant musulman, soit régulier dans l’accomplissement de ces prières lorsque l’appel est fait, car Allah a institué les Sunan de la guidée pour votre Prophète, et ces prières font partie des Sunan de la guidée. Si vous priez dans vos demeures comme prie cet absent dans sa demeure, vous délaisseriez certes la Sunnah de votre Prophète (prière et salut d’Allah sur lui).

 

Et si vous délaissez la Sunnah de votre Prophète, vous vous égarerez. En outre, lorsqu’un homme se purifie d’une façon parfaite puis se dirige vers la mosquée, Allah lui compte – pour chaque pas qu’il fait – une bonne action, l’élève d’un degré et lui efface un péché. Et je me rappelle encore du temps du Prophète (prière et salut d’Allah sur lui) où pas un seul d’entre nous ne manquait la prière en groupe si ce n’est l’hypocrite dont l’hypocrisie était connue. Il arrivait même que le malade vienne, supporté par deux autres personnes jusqu’à se placer dans les rangs. »

 

De même, dans le Sahîh de Muslim, d’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée : « Un homme aveugle dit au Prophète (prière et salut d’Allah sur lui) : « Ô Prophète d’Allah ! Je n’ai pas de guide pour m’accompagner à la mosquée. M’autorises-tu à prier chez moi ? » Le Prophète lui répondit : « Entends-tu l’appel à la prière ? » Il répondit : « Oui. » Le Prophète dit alors : « Alors réponds-y. » 

 

Les hadiths indiquant l’obligation de la prière en commun, et l’obligation de l’accomplir dans les maisons d’Allah (les mosquées) – dans lesquelles Il a permis d’élever et de mentionner Son nom – sont très nombreux.

 

Il est donc du devoir de tout musulman d’accorder une grande importance à cette obligation, de s’empresser à l’accomplir, et de la recommander à ses enfants, sa famille, ses voisins et tous ses frères musulmans. [Il faut faire cela] afin d’obéir à l’ordre d’Allah et de Son Prophète, par crainte de ce qu’ils ont interdit, afin de ne pas ressembler aux hypocrites qu’Allah a décrits par des caractéristiques détestables, dont l’une des pires est leur paresse dans l’accomplissement de la prière.

 

Allah le Très-Haut dit : « Les hypocrites cherchent à tromper Allah, mais Allah retourne leur tromperie (contre eux-mêmes). Et lorsqu’ils se lèvent pour la prière, ils se lèvent avec paresse et par ostentation envers les gens. À peine invoquent-ils Allah. Ils sont indécis (entre les croyants et les mécréants) n’appartenant ni aux uns ni aux autres. Or, quiconque Allah égare, jamais tu ne trouveras de chemin pour lui. »

 

 

Allah le Très-Haut dit : « Les hypocrites cherchent à tromper Allah, mais Allah retourne leur tromperie (contre eux-mêmes). Et lorsqu’ils se lèvent pour la prière, ils se lèvent avec paresse et par ostentation envers les gens. À peine invoquent-ils Allah. Ils sont indécis (entre les croyants et les mécréants) n’appartenant ni aux uns ni aux autres. Or, quiconque Allah égare, jamais tu ne trouveras de chemin pour lui. »

 

De plus, le délaissement de la prière en commun est une des causes les plus importantes du délaissement total de la prière. Or, il est connu que le délaissement de la prière est de la mécréance, de l’égarement et fait sortir de la sphère de l’islam, selon la parole du Prophète (prière et salut d’Allah sur lui) : « Ce qui sépare l’homme de la mécréance et du polythéisme, c’est le fait de délaisser la prière. » Ce hadith est rapporté par Muslim dans son Sahîh d’après Jâbir, qu’Allah l’agrée.

 

De même, le Prophète (prière et salut d’Allah sur lui) a dit : « Le pacte qui existe entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière. Quiconque la délaisse a mécru. » Les versets et les hadiths soulignant l’importance de la prière et l’obligation de l’accomplir régulièrement sont très nombreux.

 

Lorsque la vérité apparaît et que ses preuves sont éclaircies, il n’est permis à personne de tergiverser en prétextant les propos d’untel et untel, car Allah – Exalté soit-Il – dit : « Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, reportez-vous à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). »

 

Il dit aussi – Exalté soit-Il : « Que ceux, donc, qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. »

 

Les nombreux bienfaits et immenses avantages de la prière en groupe sont connus. On peut citer : le fait que les musulmans fassent connaissance les uns des autres, qu’ils s’entraident dans le bien et la piété, qu’ils se conseillent mutuellement la vérité et la patience sur cette voie. La prière en groupe donne du courage au paresseux, permet à l’ignorant d’apprendre à accomplir correctement la prière, exaspère les hypocrites, éloigne ceux qui l’accomplissent de la voie de l’hypocrisie. La prière en commun est aussi une manifestation du culte d’Allah parmi Ses serviteurs et un moyen d’inviter les gens vers Allah – Exalté soit-Il – par la parole et l’acte… mais il y a bien d’autres bénéfices.

 

On trouve parmi les gens ceux qui veillent la nuit et retardent la prière de l’aube et d’autres s’absentent [de la mosquée] et n’accomplissent pas la prière du Ichaa [en commun]. Ceci est, sans le moindre doute, un acte grandement répréhensible et un acte ressemblant à ceux des ennemis de la religion, les hypocrites qui sont décrits ainsi par Allah : « Les hypocrites seront, au plus bas degré de l’Enfer, et tu ne leur trouveras pas de secoureur »

Et Il dit aussi à leur sujet  : « Les hypocrites, hommes et femmes, sont alliés les uns des autres. Ils ordonnent le mal, interdisent le bien, et serrent les poings par avarice. Ils ont oublié Allah, c’est pourquoi Il les a délaissés. En vérité, les hypocrites sont les pervers. 68. Aux hypocrites, hommes et femmes, et aux mécréants, Allah a promis le feu de l’Enfer où ils demeureront éternellement. Il leur suffira comme châtiment. Allah les a maudits et ils auront un châtiment permanent. »

Enfin, Allah les décrit encore comme suit : « Ce qui empêche leurs aumônes d’être acceptées, c’est qu’ils n’ont pas cru en Allah et en Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière qu’avec paresse, et qu’ils ne font l'aumône qu’à contrecœur. 55. Que leurs biens et leurs enfants ne t’émerveillent point ! Allah veut seulement les châtier dans la vie présente, et qu’ils rendent l’âme en étant mécréants. »

 

Il est du devoir de chaque musulman et chaque musulmane de prêter attention au fait de ne pas ressembler à ces hypocrites dans leurs actes, leurs paroles et notamment dans leur paresse exprimée pour l’accomplissement de la prière et leur délaissement de la prière de l’aube et du Ichaa, de sorte qu’il ne ressuscite pas parmi eux. On rapporte cette parole authentique du prophète (prière et salut d’Allah sur lui) : « Les prières dont la charge est la plus pénible à l’hypocrite sont la prière de l’aube et du Ichaa. S’ils savaient quelle est la récompense de ces prières, ils y accouraient même à quatre pattes. » Le prophète (prière et salut d’Allah sur lui) a dit aussi : « Celui qui ressemble à un peuple en fait partie. »

 

Qu’Allah nous aide à atteindre ce qui Le satisfait, et ce qui peut nous apporter du bien dans ce bas monde et dans l’au-delà. Qu’Il nous protège aussi de la perversion de nos âmes, du mal de nos actions et de la ressemblance aux mécréants et aux hypocrites, Il est certes Plein de Bonté et Généreux.

 

Que la paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Qu’Allah bénisse et salue notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

 

Texte: L'obligation d'accomplir la prière en commun
Auteur: L'Eminent Cheikh Abdul-Aziz Ibn Abdullah Ibn Baz
Pages:
Edition: Prospectus publié et imprimé par DINE EL HAQQ. Compilation et autorisation par islamhouse.com
Retranscription: Oum Chaïma

site: www.rappel01.fr

 

 

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