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L’interdiction du commerce dans la mosquée

Publié le par Ibn_Djelaz

L’interdiction du commerce dans la mosquée

 

Cheikh Al-Albany

 

 

faillite.pngAprès le Hadith précédent : « Le Prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a interdit le commerce dans la mosquée » Il est obligatoire de dire à l’acheteur ou au vendeur : « Qu’Allah n’accorde aucune réussite à ton commerce. » car c’est ce que le Messager d’Allah -sal Allahou 'alayhi wa salam- a ordonné dans sa parole : « Si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter dans la mosquée, dites « Qu’Allah n’accorde aucune réussite à ton commerce. », et si vous voyez quelqu’un demander à haute voix après sa bête perdue, dites : « Qu’Allah ne te la rende pas. » » [At-Tirmidhi (1/248)]

 

Ce que l’on tire du hadith :

 

At-Tirmidhi  a dit : « C’est ce qu’ont pratiqué les savants qui ont réprouvé le commerce dans la mosquée, c’est avis de Ahmed et Is’haq, alors que d’autres ont donnée quelques exceptions à cette interdictions. »

 

Ash-Shawkani a dit (2/133) : « Ces deux hadiths montrent l’interdiction du commerce, et la majorité des savants a été d’avis que cette interdiction marquait uniquement la réprobation. Al-‘Iraqi a dit : « Les savants sont unanimes sur le fait qu’il n’est pas permis de rompre un engagement commercial contracté dans la mosquée. » ce qui est l’avis de Al-Mawradi. Mais on sait pertinemment que pour faire passer l’interdiction apparente à la simple réprobation, il faut un Texte. Et la vérité est que cela est illicite [et non simplement réprouvé]. Quand à l’unanimité des savants sur la validité et l’interdiction de rompre cet accord commercial contracté dans la mosquée, cela ne s’oppose pas à l’interdiction de base.

 

Ainsi, on ne peut utiliser cet argument comme preuve cde la simple réprobation. Certains adeptes de l’école shaféite ont été d’avis que le commerce n’était pas réprouvé dans la mosquée, mais les hadiths rejettent cette opinion. Et certains adeptes de l’école hanafite ont fait la différence entre la pratique régulière et importante du commerce qui est réprouvé, et la pratique épisodique qui ne l’est pas, mais il n’y a aucune preuve sur cela. »

 

Je dis (cheikh Albany) : Parmi ceux qui ont clairement énoncé la permission du commerce dans la mosquée, Ibn Hazm qui dit dans Al-Muhalla (4/249) : «  La vente est permise dans la mosquée, car Alllah ta’ala dit :

 

[Allah a autorisé le commerce]

(Sourate Al-Baqarah, v.275.)

 

Et l’interdiction ne nous est parvenue que par la voie de ‘Amr Ibn Shu’ayb, d’après son père et son grand-père […] »

 

Je dis (cheikh Albany) : Les savants ont divergé sur le hadith d’Amr Ibn Shu’ayb, mais le plus juste est qu’il atteint le degré de Hasan comme je l’ai montré auparavant. Plus encore, [l’avis d’Ibn Hazm] est rejeté par le hadith de Abu Hurayrah qu’il considère comme étant authentique, et dont il a rapporté la deuxième partie pour montrer l’interdiction de demander à haute voix à propos d’une bête perdue dans la mosquée. S’il reste fidèle à son raisonnement, il doit obligatoirement dire que la vente est interdite dans la mosquée, mais il est possible que le hadith ne lui soit pas parvenu dans son intégralité.

 

As-San’ani a dit : « Cela montre l’interdiction du commerce dans les mosquées et l’obligation pour celui qui le voit de dire au vendeur et à l’acheteur : « Qu’Allah n’accorde aucune réussite à ton commerce » Il faut le dire à haute voix afin de blâmer celui qui le fait, et la raison en est sa parole : « Les mosquées n’ont pas été édifiées pour cela ».

 

Shaykh ‘Ali Al-Qari a dit dans Al-Mirfah (1/467) : « Les savants ont permis à celui qui pratique une retraite spirituelle dabs la mosquée d’acheter sans pour autant que la marchandise ne soit présente. Et parmi les innovations répugnantes, le fait de vendre la tenture enveloppant la Ka’bah derrière la station d’Ibrahim –‘alayhi salam-, vendre des livres ou autre chose dans la mosquée sacrée. Pire encore, le fait d’y entreposer des brancards, des outres et des moellons, surtout aux périodes de pèlerinages et d’affluence. Et Allah est garant de la préservation de Sa religion, et il n’y a de force et de puissance qu’en Allah. »

 

(Source : « Les règles relatives aux mosquées », Shaykh Al-Albani, Edition Gheras, pp. 77-79.) Acheter le livre en ligne

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