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Le savoir que nul n'est censé ignorer

Publié le par Rappel01

 

Le savoir que nul n'est censé ignorer

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Ibn Rajab al-Hanbalî

 

 

Le but ici est d'établir que la quête du savoir est un moyen menant au Paradis. En effet, dans le hadith connu du Prophète (salallah'alahyi wa salam) :

 

« Lorsque vous passez par les jardins du Paradis, profitez-en! »

 

On demanda : « Que sont les jardins du Paradis ? »

Il (salallah'alahyi wa salam) répondit : « Les assemblées d'évocation ». (1)

Lorsque Ibn Mas'ûd citati cette parole, il disait : « Je vise certainement pas les conteurs, mais les assemblées de jurisprudence ». On rapporte aussi d'Anas des propos allant dans le même sens.

 

'Atâ' al-Khurâsânî dit : « Les assemblées de jurisprudence sont celles du licite et de l'illicite, montrant comment vendre et acheter, prier et jeûner, se marier et divorcer, faire le pèlerinage, etc. ».

 

Yahyâ Ibn Abî Kathîr dit : « La leçon de jurisprudence est une prière ».

 

Abû al-Sawwâr al-'Adawî était dans un groupe dans lequel on révisait la science lorsqu'un jeune homme qui était avec eux dit : « Dites : Gloire à Allah et louange à Allah! » Abû al-Suwwâr se mit en colère et s'écria : « Malheur à toi ! Que faisions-nous donc ? »

 

Le but est d'indiquer que les assemblées d'évocation ne se limitent pas spécifiqueemnt aux assemblées où l'on chante la gloire, la grandeur et la louange d'Allah, etc. Elles englobent également les lieux où l'on évoque l'ordre d'Allah et Son interdit, ce qu'Il a rendu licite et illicite, ce qu'Il aime et ce qu'Il agrée. Cette dernière évocation est d'ailleurs peut-être plus utile que la première, car la connaissance du licite et de l'illicte est une obligation générale pour tout musulman, dans la mesure où cela le concerne. L'évocation d'Allah par la langue, quant à elle, est majoritairement surérogatoire, bien qu'elle puisse être obligatoire comme l'évocation dans les prières prescrites.

 

Par contre, la connaissance de ce qu'Allah ordonne et interdit, de ce qu'Il aime et de ce qu'Il agrée, de ce qu'Il déteste et de ce qu'Il prohibe, doit être assimilée par tous ceux qui en ont besoin. C'est dans ce sens que l'on rapporte :

 

« La quête du savoir est une obligation pour tout musulman. » (2)

 

Tout musulman doit donc connaître ce dont il a besoin concernant sa religion, comme la purification, la prière et le jeûne.

 

Il faut également que toute personne qui possède des biens sache comment agir par rapport à ses biens : la zakât, l'entretien, le pèlerinage et le djihad.

 

Il est nécessaire enfin pour toute personne qui vend et achète d'apprendre les transactions commerciales licites et illicites, comme le dit 'Umar (radiy Allahu 'anhou) : « Que seul celui qui a une connaissance profonde de la religion vende dans notre marché ! » Rapporté par al-Tirmidhî. (3)

 

Il est rapporté, avec une chaîne de transmission contenant une certaine faiblesse, que 'Alî Ibn Abî Tâlib aurait dit : « La connaissance profonde vient avant le commerce. Celui qui commerce avant de s'instruire s'emprêtera dans l'usure encore et encore. »

 

On demanda à Ibn al-Mubârak : « Quel savoir les gens doivent-ils acquérir ? » Il répondit : « L'homme ne doit pas s'avancer dans une chose sans savoir, il se doit d'interroger et d'apprendre. C'est le savoir que les gens doivent apprendre ». Il s'expliqua ensuite en disant : « Si un homme ne possède pas de biens, il ne lui ai pas obligatoire d'apprendre la zakât. S'il possède cent dirhams, il devra apprendre le combien il doit s'acquitter, quand et auprès de qui s'en acquitter, et ainsi de suite. »

 

On demanda à l'Imam Ahmad (rahimahoullah) quel est le savoir que l'homme doit acquérir. Il répondit : « Ce qui lui permettra de s'acquitter des prières et des affaires de sa religion comme le jeûne et la zakât » et il mentionna les prescriptions de l'Islam. Il conclut : « Il se doit d'apprendre cela ».

Il dit encore : « Le savoir qui incombe à l'homme est ce qui lui est indispensable dans sa prière et l'accomplissement de sa religion ».

 

 

Note

 

1) Rapporté par Ahmad, t.3 p.150 et al-Tirmidhî, n°3510. Jugé fiable par al-Albânî dans sa vérification de Sunan al-Tirmidhî.

2) Rapporté par Ibn Mâjah, n°224. Jugé authentique par al-Albânî dans sa vérification de Sunan Ibn Mâjah.

3) Al-Albânî a jugé sa chaîne de transmission fiable dans sa vérification de Sunan al-Tirmidhî, n°487.


 

Titre : Les héritiers des Prophètes

Auteur : Ibn Rajab al-Hanbalî

Pages : 30-32

Edition : Al-Hadîth éditions

Retranscription : oumomeya

Site : Rappel01.fr

Acheter le livre en ligne : www.daralmuslim.com

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