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Les conséquences du bon comportement

Publié le par Emna Umm Abdul Tawab

Les conséquences du bon comportement

Shaykh Abdelmalik Ramadani

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Le bon comportement consiste à faire preuve de générosité et ne pas causer de tort à autrui.

 

Ceux qui ont un tel comportement sont complimentés par les gens, qu’ils soient musulmans ou mécréants. En effet, le bon comportement envers les créatures consiste à être bienfaisant envers elles. A-Tirmtdhî (hadith n°2005) relate, selon une chaîne de rapporteurs authentique, que ‘Abdullâh ibn Al-Mubârak -radiAllahou 'anhou- décrit le bon comportement en ces termes : « C’est avoir un visage avenant, être bienfaisant et s’abstenir de causer du tort. »

 

Les gens sont naturellement enclins à aimer ceux qui sont bienfaisants envers eux, au point de leur vouer obéissance par ce simple fait. C’est là une attitude qu’Allah subhana wa Ta’Ala a ancrée dans la nature originelle de l’homme. Un poète a dit :

 

Sois bienfaisants envers les gens, Tu asserviras leurs cœurs

Car depuis toujours la bienfaisance asservit les hommes

 

La profonde influence exercée par le bon comportement sur l’affection qui se crée entre les individus est une réalité reconnue tant par les musulmans que par les non musulmans. En effet, la rudesse engendre l’antipathie. Allah soubhana wa Ta’Ala dit :

 

[C'est par quelque miséricorde de la part de Dieu que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (de Dieu)]. [Sourate Al Imran ; v. 159]

 

Il est aussi unanimement reconnu que le bon comportement a un effet notoire sur l’union et la fortification des rangs. Ainsi, An-Nu’mân ibn Bashîr (radia L-lahou ‘an) a dit :

« Le prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- a dit : « les musulmans sont, dans la bonté, l’affection et la sympathie qui existent entre eux comme un seul corps qui, lorsqu’un de ses membres souffre, voit tout le reste de ses membres partager avec lui l’insomnie et la fièvre. » Rapporté par Al Bukhârî et Muslim

 

Un des exemples les plus parlants à ce sujet est ce qu’a rapporté Muslim d’après Mu’âwiah Ibn Al Hakam As Sulamî qui dit : « Alors que je priai avec le prophète -sal Allahou 'alayhi wa salam- un homme parmi nous éternua. Je lui dis : « Qu’Allah te fasse miséricorde. » c’est alors que les gens me fusillèrent du regard. Je m’écriai : « ah ! Que ma mère me perde ! Qu’avez vous à me dévisager de la sorte ? » ils se mirent ensuite à frapper les cuisses [pour me faire taire]. Lorsque je vis qu’ils voulaient me réduire au silence, je me tus. Quand le prophète acheva sa prière [il s’entretint avec moi]. Et certes, je donnerai mon père et ma mère en rançon pour lui, car je n’ai jamais vu, avant lui ni après lui, d’enseignant plus pédagogue. Par Allah ! Il ne me manifesta aucun ressentiment à mon égard. Il ne me frappa ni ne m’injuria. Il me dit  simplement : « Durant la prière, on ne peut prononcer de paroles qui lui sont étrangères. On doit se contenter de glorifier Allah, de Le louer et de réciter du Coran ».

 

[Source : « Invitation au bon comportement », Chaykh Abdelmalik Ramadani, Editions Tawbah, pp : 43-45]

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