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Zayn Al-‘Abidîn ibn ‘Ali ibn Al-Hussayn ibn’Alî ibn Abu Tâlib

Publié le par Rappel01

Zayn Al-‘Abidîn ibn ‘Ali ibn Al-Hussayn ibn’Alî ibn Abu Tâlib
 

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Il s’agit du petit ‘Alî, quant au grand, il fut tué avec Al-Hussayn (رضي الله عنهما  )
 
(Certains propos de Zayn Al-Âbidîn ibn Al-Hussayn)

 

On rapporte que lorsque son frère se fit tuer, il était âgé de treize ans ; il était malade, allongé sur son lit et il ne fut point tué. Lorsqu’il faisait ses ablutions il devenait pâle, sa famille lui disait alors : « Que t’arrive-t-il lorsque tu fais les ablutions ? », il répondait : « Savez-vous devant qui je vais aller me tenir debout ? ». Alors qu’il était prosterné, un incendie se déclara ; les gens se mirent à lui dire « Oh fils du messager d’ALLAH ! qu’est-ce qui t’a distrait de ce feu ? », il répondit : « Le feu de l’au-delà m’a détourné de celui-ci ». Un homme vint et lui dit : « Untel a fait de la médisance sur toi », il lui dit alors : « Allons le voir ! ». L’homme partit avec lui en étant persuadé qu’il allait se venger, mais lorsque Zayn Al-‘Abidîn vit la personne en question, il lui dit : « Oh untel ! Si ce que tu as dit à mon sujet est vrai, alors puisse ALLAH me pardonner, et si ce que tu as dit sur moi est faux, alors puisse ALLAH te pardonner ».


(Parmi ses propos)


Je suis étonné par celui qui est orgueilleux et fier, qui hier, était une goutte de sperme et qui demain sera une charogne ; je suis étonné par celui qui a des doutes envers ALLAH, alors qu’il voit Ses créatures. Je suis étonné par celui qui rejette l’autre vie alors qu’il voit la première. Je suis étonné par celui qui œuvre pour la demeure qui est destinée à l’anéantissement et qui n’œuvre pas pour la maison éternelle. Le fait de perdre les amis est une émigration.


Des personnes de Médine vivaient sans savoir d’où provenaient leurs subsistances. Lorsqu’il mourut, elles perdirent ce qu’elles recevaient la nuit. A sa mort, ils le lavèrent et constatèrent des traces noires sur son dos et ils dirent : « Qu’est donc cela ? », on leur répondit : « La nuit, il portait les sacs de farine sur son dos et les donnait aux pauvres de Médine ». Les habitants de Médine dirent : « Nous ne regrettâmes l’aumône faite en secret que lorsque ‘Alî ibn Al-Hussayn mourut ». Des habitants de l’Iraq vinrent vers lui et se mirent à critiquer Abu Bakr, ‘Omar et ‘Othmân, il dit alors : « Dîtes moi ! Êtes-vous les premiers émigrants, ceux qui comme l’a dit ALLAH :


(qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens, alors qu’ils recherchaient une grâce et un agrément d’ALLAH, et qu’ils soutenaient (la cause d’) ALLAH et de Son Messager, ceux-là sont les véridiques) (Coran 59 :8), ils répondirent : « Non ! », il dit alors : «  Êtes-vous comme dit ALLAH :


(Ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux…) (Coran 59 :9) jusqu’à ce qu’il termine le verset », ils répondirent : « Non !», il dit alors : « Quant à vous, vous reconnaissez ne pas faire partie d’un de ces groupes », puis il ajouta : « J’atteste que vous n’êtes pas de ceux a sujet desquels ALLAH a dit :


(Et (il appartient également) à ceux qui sont venus après eux en disant : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi, et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru ; Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux) (Coran 59 :10), sortez ! Puisse ALLAH faire de vous ce qu’IL désire ». Chaque jour et chaque nuit, il accomplissait mille rak’a. Lorsque le vent soufflait, il s’effondrait évanoui.


Mohammed ibn ‘Alî a dit : « Mon père m’a conseillé de ne pas fréquenter cinq personnes », je dis alors : « Et qui sont ces cinq personnes ? » il dit : « Ne fréquente pas les pervers, car il te vendra pour une bouchée ou moins que cela », il dit : « Oh mon père ! Et qu’est-ce donc moins qu’une bouchée ? », il dit : « Il désirera se l’approprier, mais il ne l’obtiendra pas » ; je dis alors : « Et qui est la deuxième ? », il répondit : « Ne fréquente pas l’avare, car il t’abandonnera au moment où tu auras besoin de lui » ; je dis : « Qui est la troisième ? », il répondit : « Ne fréquente pas le menteur, car il est semblable au mirage, il éloigne de toi ce qui est proche et il rapproche de toi ce qui est loin » ; je dis : « Et qui est la quatrième ? », il répondit : « Ne fréquente pas l’idiot, car en voulant t’être utile, il te sera nuisible » ; je dis : « Et qui est la cinquième ? », il répondit : « Ne fréquente pas celui qui a rompu les liens de sang, car j’ai vu qu’il était maudit dans le Livre d’ALLAH à trois endroits ».

 
Titre: L’histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs
Auteur: Ibn al Jawzi, Résumé par Cheikh chahrany
Pages: Page 257-260
Edition: Al Houda
Retranscription: Oumomeya

Site : www.rappel01.fr
Acheter le livre en ligne : www.daralmuslim.com

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