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La science utile est le seul moyen de connaître Allah

Publié le par Rappel01

La science utile est le seul moyen de connaître Allah

 

Ibn Rajab al-Hanbali

 

 

Il n'y a pas d'autre moyen de connaître Allah, d'obtenir Son agrément et d'être proche de Lui dans l'au-delà si ce n'est par l'intermédiaire de la science utile avec laquelle Allah envoya Ses Messagers et révéla Ses Livres. Elle est un guide menant à Lui.

C'est elle qui guide à travers les ténèbres de l'ignorance, des idées fausses et des doutes. Allah décrit d'ailleurs Son Livre comme une lumière qui sert de guide dans les ténébres. 

Le très-Haut dit en effet:

" [...] Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d'Allah. Par celui-ci, Allah guide aux chemins du salut ceux qui cherchent Son agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres à la lumière par Sa grâce. Et Il les guide vers un chemin droit." (Coran, al-Mâida :15-16)

 

Le Prophète (Sallalahou alayhi wa salam) présente cette parabole: celui qui détient le savoir qu'il a enseigné est à l'image des étoiles qui servent de guide dans les ténèbres. Dans le Musnad, d'après Anas (radhiallahu anhu), le Prophète (Sallalahou alayhi wa salam) dit: 

"Les savants sur terre sont à l'image des étoiles dans le ciel qui servent de guide dans les ténèbres sur terre et en mer. Si les étoiles sont voilées, peu s'en faut que ceux qui cherchent à être guidés s'égarent." [1]

 

Cette métaphore est on ne peut plus appropriée, car le chemin de l'Unicité et de la connaissance d'Allah le Très-Haut , de Ses préceptes, de Sa récompense et de Son châtiment ne peut être connu par la perception, mais par la preuve. Or, Allah a éclairci tout cela à travers Son Livre et Son Messager.

 

Ceux qui ont connaissance de ce qu'Allah a révélé à Son Messager sont donc les guides grâce auxquels on s'oriente dans les ténèbres de l'ignorance, des idées fausses et de l'égarement. S'ils viennent à disparaître, l'itinérant se perdra. 

 

Le Prophète (Sallalahou alayhi wa salam) compara les savants aux étoiles qui, dans le ciel, ont trois fonctions bénéfiques: elles servent de guide dans les ténèbres, sont une parure pour le ciel et des projections pour lapider les démons qui écoutent subrepticement au ciel.

 

Les savants, sur terre, regroupent également ces trois caractéristiques: ils servent de guides dans les ténèbres, ils sont un parure pour la terre et des projectiles pour lapider les démons que sont les adeptes des passions, qui mêlent le faux au vrai et qui introduisent dans la religion ce qui n'en fait pas partie. 

 

[1] jugé très faible par les vérificateurs d'al-Musnad (al-risâla),t.20, n°12600.

Titre: Les héritiers des Prophètes 

Auteur: Ibn Rajab al-Hanbali

Edition: Al hadîth éditions

Pages: 19-20

Retranscription : oum Chaïma

site : rappel01.fr

Acheter le livre en ligne : www.daralmuslim.com

 

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Al-Hamdalah

Publié le par Oum Abdilaah

Al-Hamdalah

 

Ash-Shaykh Al-ˋAllâmah Sâlih Ibn Fawzân Al Fawzân 

 

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Le Prophète صلى الله عليه وسلم louait Allah et exaltait Sa mention dans ses écrits et discours. Ainsi les Salafs as-Salih et les gens de science en firent de même. Ils débutaient leurs livres par « Bismillah-ir-Rahman-ir-Rahim » (au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux), suivant en cela l'exemple du Noble Qur'an, ainsi que par la formule « Al-hamdulillahi Rabb-il-ˋÀlamîn » (toutes les louanges reviennent à Allah, Seigneur des univers), suivant en cela l'action du Prophète Parce qu'il louait Allah, et exaltait Sa mention à chaque fois qu'il donnait un sermon, prenait la parole ou attirait l'attention sur quelque chose [1] 

 

Ensuite, il expliquait ce qu'il souhaitait expliquer - ‘alayhis-salâtu was-salâm. L'auteur a donc suivi cette méthodologie, en prenant pour exemple ceux qui l'ont précédés. La signification de « Al-Hamdulillâh » est : toutes les louanges reviennent à Allah, l'Exalté et Magnifique. « Al-Hamd » est louer et d'exalter la mention de celui qu'on loue. Allah l'Exalté et Majestueux est donc loué pour Son Essence, Ses Noms, Attributs et Actions. À lui reviennent tous les types de louanges. Car tous les bienfaits proviennent de Lui - exalté soit-Il. 

 

Quant à autre que Lui, il sera loué proportionnellement au bien qu'il accomplit. Cependant la louange absolue, parfaite et englobante ne revient qu'à Allah Seul, exalté soit-Il. Il ne vous est donc pas permis de dire : « Toutes les louanges reviennent à Untel » dans le sens absolu. Ceci n'est permis que pour Allah Seul, comme il est mentionné dans le Qur’ân: 

 

الحَمْدُ لِـلَّهِ رَبِّ العَالَمِين • الرَّحمَٰنِ الرَّحِيمِ

 

Toutes les louanges reviennent à Allah, Seigneur des Univers, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux [Al-Fatitiah : 1-2] 

 

[1] Comme cela fut le cas pour la conversion de Dimād al-Azdi رضي الله عنه Lors de celle-ci, le Messager d'Allah صلى الله عليه وسلم débuta son discours en disant : « Toutes les louanges reviennent à Allah, nous Le remercions et recherchons Son aide. Quiconque Allah guide, nul ne peut l'égarer et quiconque II égare, nul ne peut le guider. Nous attestons que nul n'est en droit d'être adoré si ce n'est Allah, Seul, sans associé. Nous attestons que Muhammad est Son serviteur et Messager. Ensuite... » Rapporté par Muslim dans son Sahih (2/593, numéro 868), d'après 'Abdullah ibn 'Abbas رضي الله عنه

 

Titre : Sharh As-Sunnah

Auteur : l'imam Al Hasan Ibn Ali Ab Barbahari - expliqué par Ash-Shaykh Al-ˋAllâmah Sâlih Ibn Fawzân Al Fawzân 

Pages : 28-29

Édition : Al Bayyinah

Retranscription : Oum Abdilaah

Site : www.rappel01.fr

Acheter le livre en ligne : www.daralmuslim.com 

 

 

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Exemple illustrant toutes les attitudes des gens face au message prophétique

Publié le par Rappel01

 

Exemple illustrant toutes les attitudes des gens face au message prophétique
Ibn Rajab al-Hanbali 

 

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      .

Nous donnerons ici l'exemple illustrant toutes les attitudes des gens face au message prophétique et comment ils se distinguent dans leur réponse à ce message prophétique et comment ils se distinguent dans leur réponse à ce message.

 

Il y a les devanciers, ceux qui se tiennent sur une voie médiane et ceux qui se font du tort à eux-mêmes. Ainsi apparaîtra le mérite des savants voués à leur Seigneur par rapport à toutes les autres personnes. On donne l'image d'un émissaire envoyé par le chef suprême et qui transmet le message de ce dernier à toutes les contrées.

 

Aux yeux des gens, il est véridique dans le message qu'il transmet du souverain à ses sujets avec comme contenu : nulle bienfaisance n'est plus large que celle du chef suprême, nulle équité n'est plus aboutie que la sienne et nulle oppression n'est plus dure que la sienne. Le chef ne manquera pas de convoquer ses sujets pour qu'ils s'installent chez lui. Celui qui se rendra chez lui avec un quelconque bienfait se verra accorder, grâce à lui, la meilleure récompense, e celui qui se rendra à lui avec quelque méfait se verra accordé, en conséquence, la pire rétribution. Le souverain aime telle et telle chose et répugne telle et telle autre chose. Cet émissaire ne laisse aucune action des sujets sans les informer de ce que le souverain aime ou répugne. Il leur ordonne de se préparer et de se rendre à la demeure du souverain où ils logeront et il les informe que toutes les contrées seront détruites à l'exception de celle du chef suprême et que ce dernier enverra à quiconque ne se prépare pas à prendre la route quelqu'un qui le contraindra à quitter sa patrie dans l'état le plus pitoyable qui soit. Il décrit en outre les meilleurs qualités du souverain comme la beauté, l'excellence, la magnificence et la magnanimité.

 

Les gens se divisent alors en plusieurs catégories quant à la réponse donnée à cet émissaire, qui invite à rejoindre le souverain :

 

- Certains le croient et n'ont d'autre préoccupation que de se renseigner sur ce que le souvrain aime de la part de ses sujets pour se présenter à lui en respectant cela. Ils lui consacrent entièrement leurs actes et appellent les autres à agir de la sorte. Ils veillent également à se renseigner sur ce que le souverain déteste pour l'éviter et pour inciter les gens à s'en écarter. Leur principal souci est de s'enquérir des qualités du souverain, de sa magnificence et de sa magnanimité, de ce qui accroit leur amour et leur vénération pour ce souverain ainsi que leur désir de le rencontrer. Ainsi ils partent à la rencontre du souverain en emportant, autant que possible, ce qu'il y a de plus cher aux yeux du souverain et ce qu'il aime et agrée. Ils sont accompagnés d'une immense escorte formée de gens comme eux, qu'ils mènent à la demeure du souverain.

 

Ils connaissent, grâce à ce guide – l'émissaire véridique- le plus court chemin menant au souverain ainsi que les provisions qui leur seront utiles pour emprunter cette route. Ils en tiennent compte dans leurs agissements au cours de ce cheminement, de même que ceux qui les accompagnent.

Telle est la caractéristique des savants voués à leur Seigneur qui suivent la bonne voie et qui guident les hommes qui les suivent sur le sentier d'Allah.

 

En arrivant chez le souverain, les sujets sont accueillis avec autant d'enthousiasme que des proches qui étaient dans l'attente de l'arrivée d'un parent absent.

 

 

- Certains veillent à se préparer à partir seuls à la rencontre du souverain, sans chercher à se faire accompagner par d'autres.

C'est là la caractéristique des dévots qui apprennent ce qui leur est utile et qui s'emploient à le mettre en pratique.

 

 

- D'autres cherchent quant à eux à ressembler à l'une des deux catégories précédentes et font paraître aux gens qu'ils en font partie, que leur but est de s'approvisionner pour le voyage, alors que leur intention est de rester dans leur demeure éphèmère. Il s'agit de savants et de dévots qui font preuve d'une fausse piété dans leurs oeuvres pour obtenir les avantages des rangs qu'ils occupent. Leur situation auprès du souverain lorsqu'ils se rendent chez lui est la pire qui soit. On leur dira : « Demandez votre récompense à ceux pour qui vous oeuvriez ! Vous n'avez aucune part chez nous ». Ils seront d'ailleurs les premiers monothéistes à attiser l'Enfer.

 

 

- D'autres encore comprennent le message du souverain que l'émissaire leur transmet, mais la négligence et l'apathie les dominent et les dissuadent de s'approvisionner pour le voyage, d'emmener ce que le souverain aime et d'éviter ce qu'il répuge. Tels sont les savant qui ne mettent pas en pratique leur savoir et qui sont sur le point de périr. Il est possible que d'autres profitent de leur connaissance et du trajet qu'ils décrivent. Ainsi, les disciples sont sauvés alors que périssent ceux auprès de qui ils apprennent le chemin.

 

- Certains encore croient en l'appel de l'émissaire concernant l'invitation du souverain, mais ils n'apprennent pas de lui le trajet du voyage ni les détails de ce que le souverain aime et répugne. Ils s'en vont donc seuls et s'engouffrent dans des chemins escarpés, des coupe-gorges et des déserts hostiles. La plupart périssent ou s'arrêtent en chemin et n'arrivent pas jusqu'à la demeure du souverain. Tels sont ceux qui oeuvrent sans espoir.

 

- D'autres enfin n'accordent aucune importance à ce message et ne s'en préoccupent guère. Ils veillent plutôt aux intérêts de leur séjour dans leurs patries dont la destruction est pourtant annoncée par l'émissaire. Certains d'entre eux démentent totalement l'émissaire et d'autres croient en lui par la langue, mais ne cherchent pas à connaître la teneur de son message ni à le mettre en pratique. Tels sont la plupart des gens qui se détournent du savoir et de la pratique. Certains d'entre eux sont mécréants et hypocrites, d'autres sont des pécheurs qui se font du tort à eux-mêmes.

 

Ainsi, l'émissaire du souverain vient les trouver, ils les informe de ce qu'il adviendra de leurs patries et les appelle à se rendre chez le souverain. Ils viennent alors à lui comme l'esclave fugitif revient vers son maître irrité.

 

Si l'on médite sur ces catégories de personnes, on ne trouvera personne de plus noble ni de plus proche du souverain que les savants voué à leur Seigneur. Ils sont en effet les meilleures créatures après les Messagers.

 

 

 

 

Titre : Les héritiers des Prophètes

Auteur : Ibn Rajab al-Hanbalî

Pages : 62-65

Edition : Al-Hadîth éditions

Retranscription : oumomeya

Site : Rappel01.fr

Acheter le livre en ligne : www.daralmuslim.com

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Le mérite du savant sur le dévot

Publié le par Rappel01

 

 

Le mérite du savant sur le dévot


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Ibn Rajab al-Hanbalî

 

 

« Le mérite du savant sur le dévot est tel le mérite de la lune, la nuit où elle est pleine, sur l'ensemble des astres »


 

Cette idée a également été rapporté du Prophète (sallallah'alayhi wa salam) d'après Mu'âdh et Abû al-Dardâ', mais leurs deux chaînes de transmission sont discontinues (1).

 

Dans cette parabole, le savant est comparé à la lune lorsqu'elle est pleine – au plus fort de sa croissance et de sa luminosité – et le dévot aux astres. On y explique que la différence de mérite entre le savant et le dévot est la même qu'entre la pleine lune et les astres. Le secret de cela réside- et Allah sait mieux- dans le fait que la lumière de l'astre ne se limite qu'à lui-même. La lumière de la pleine lune, quant à elle, illumine l'ensemble des habitants de la terre qui s'en servent pour s'éclairer et s'orienter dans leurs déplacements.

 

Il (salallah'alayhi wa salam) dit : « l'ensemble des astres » et non « l'ensemble des étoiles », parce que les astres ne servent pas à s'orienter, ils sont donc semblables au dévot qui n'est utile qu'à lui-même. Les étoiles quant à elles servent de guide, comme dit le Très-Haut :

 

« Et au moyen des étoiles ils se guident. » Coran, al-Nahl : 16

 

« Et c'est Lui qui vous a assigné les étoiles, pour que, par elles, vous vous guidiez dans les ténèbres de la terre et de la mer. » Coran, al-An'âm : 97

 

De même, le Prophète (salallah'alayhi wa salam) compara les savants aux étoiles dans le hadith cité précédemment.

 

On rapporte également qu'il (salallah'alayhi wa salam) aurait dit :

« Mes compagnons sont tels les étoiles, quel que soit celui que vous suivez, vous serez guidés » (2)

 

Il est dit en outre que la lune tire sa lumière de celle du soleil, de même que la lumière du savant provient de celle de la révélation. C'est la raison pour laquelle le savant fut comparé à la lune et non au soleil.

 

 

note :

1) Rapporté par al-Tirmidhî d'après Abû al-Dardâ, n°2682. Jugé authentique par al-Albânî dans sa vérification de Sunan al-Tirmidhî.

2) Rapporté par Ibn'Abd al-Barr dans Jâmi'Bayân al-'ilm wa Fadliht, t.2, p.91 et jugé inventé par al-Albânî dans Silsilat al-Ahâdîth al-Da'îf, n°58)

 

 

Titre : Les héritiers des Prophètes

Auteur : Ibn Rajab al-Hanbalî

Pages : 46-47

Edition : Al-Hadîth éditions

Retranscription : oumomeya

Site : Rappel01.fr

Acheter le livre en ligne : www.daralmuslim.com

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Le savoir que nul n'est censé ignorer

Publié le par Rappel01

 

Le savoir que nul n'est censé ignorer

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Ibn Rajab al-Hanbalî

 

 

Le but ici est d'établir que la quête du savoir est un moyen menant au Paradis. En effet, dans le hadith connu du Prophète (salallah'alahyi wa salam) :

 

« Lorsque vous passez par les jardins du Paradis, profitez-en! »

 

On demanda : « Que sont les jardins du Paradis ? »

Il (salallah'alahyi wa salam) répondit : « Les assemblées d'évocation ». (1)

Lorsque Ibn Mas'ûd citati cette parole, il disait : « Je vise certainement pas les conteurs, mais les assemblées de jurisprudence ». On rapporte aussi d'Anas des propos allant dans le même sens.

 

'Atâ' al-Khurâsânî dit : « Les assemblées de jurisprudence sont celles du licite et de l'illicite, montrant comment vendre et acheter, prier et jeûner, se marier et divorcer, faire le pèlerinage, etc. ».

 

Yahyâ Ibn Abî Kathîr dit : « La leçon de jurisprudence est une prière ».

 

Abû al-Sawwâr al-'Adawî était dans un groupe dans lequel on révisait la science lorsqu'un jeune homme qui était avec eux dit : « Dites : Gloire à Allah et louange à Allah! » Abû al-Suwwâr se mit en colère et s'écria : « Malheur à toi ! Que faisions-nous donc ? »

 

Le but est d'indiquer que les assemblées d'évocation ne se limitent pas spécifiqueemnt aux assemblées où l'on chante la gloire, la grandeur et la louange d'Allah, etc. Elles englobent également les lieux où l'on évoque l'ordre d'Allah et Son interdit, ce qu'Il a rendu licite et illicite, ce qu'Il aime et ce qu'Il agrée. Cette dernière évocation est d'ailleurs peut-être plus utile que la première, car la connaissance du licite et de l'illicte est une obligation générale pour tout musulman, dans la mesure où cela le concerne. L'évocation d'Allah par la langue, quant à elle, est majoritairement surérogatoire, bien qu'elle puisse être obligatoire comme l'évocation dans les prières prescrites.

 

Par contre, la connaissance de ce qu'Allah ordonne et interdit, de ce qu'Il aime et de ce qu'Il agrée, de ce qu'Il déteste et de ce qu'Il prohibe, doit être assimilée par tous ceux qui en ont besoin. C'est dans ce sens que l'on rapporte :

 

« La quête du savoir est une obligation pour tout musulman. » (2)

 

Tout musulman doit donc connaître ce dont il a besoin concernant sa religion, comme la purification, la prière et le jeûne.

 

Il faut également que toute personne qui possède des biens sache comment agir par rapport à ses biens : la zakât, l'entretien, le pèlerinage et le djihad.

 

Il est nécessaire enfin pour toute personne qui vend et achète d'apprendre les transactions commerciales licites et illicites, comme le dit 'Umar (radiy Allahu 'anhou) : « Que seul celui qui a une connaissance profonde de la religion vende dans notre marché ! » Rapporté par al-Tirmidhî. (3)

 

Il est rapporté, avec une chaîne de transmission contenant une certaine faiblesse, que 'Alî Ibn Abî Tâlib aurait dit : « La connaissance profonde vient avant le commerce. Celui qui commerce avant de s'instruire s'emprêtera dans l'usure encore et encore. »

 

On demanda à Ibn al-Mubârak : « Quel savoir les gens doivent-ils acquérir ? » Il répondit : « L'homme ne doit pas s'avancer dans une chose sans savoir, il se doit d'interroger et d'apprendre. C'est le savoir que les gens doivent apprendre ». Il s'expliqua ensuite en disant : « Si un homme ne possède pas de biens, il ne lui ai pas obligatoire d'apprendre la zakât. S'il possède cent dirhams, il devra apprendre le combien il doit s'acquitter, quand et auprès de qui s'en acquitter, et ainsi de suite. »

 

On demanda à l'Imam Ahmad (rahimahoullah) quel est le savoir que l'homme doit acquérir. Il répondit : « Ce qui lui permettra de s'acquitter des prières et des affaires de sa religion comme le jeûne et la zakât » et il mentionna les prescriptions de l'Islam. Il conclut : « Il se doit d'apprendre cela ».

Il dit encore : « Le savoir qui incombe à l'homme est ce qui lui est indispensable dans sa prière et l'accomplissement de sa religion ».

 

 

Note

 

1) Rapporté par Ahmad, t.3 p.150 et al-Tirmidhî, n°3510. Jugé fiable par al-Albânî dans sa vérification de Sunan al-Tirmidhî.

2) Rapporté par Ibn Mâjah, n°224. Jugé authentique par al-Albânî dans sa vérification de Sunan Ibn Mâjah.

3) Al-Albânî a jugé sa chaîne de transmission fiable dans sa vérification de Sunan al-Tirmidhî, n°487.


 

Titre : Les héritiers des Prophètes

Auteur : Ibn Rajab al-Hanbalî

Pages : 30-32

Edition : Al-Hadîth éditions

Retranscription : oumomeya

Site : Rappel01.fr

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Paroles d'Ibn Mass'oud sur la mort des savants

Publié le par Rappel01

Paroles d'Ibn Mass'oud sur la mort des savants

 

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Yaqoub ibn Shaiba a rapporté d'après Al-Harith ibn Houssaira, d'après Zaid ibn Wahb qui a dit:

 

"J'ai entendu 'Abdallah ibn Mass'oud dire:

 

"Viendra une époque où chaque jour qui s'écoulera sera plus mauvais que celui qui l'aura précédé, et ce, jusqu'à ce que l'Heure ait lieu; je ne sous-entends pas par-là, l'aisance matérielle qui s'y trouvera, ni l'argent qui s'y trouvera, mais ce que je sous-entends, c'est que chaque jour que vous vivrez comportera moins de science que le jour qui l'aura précédé; en effet, lorsque les savants partiront, les gens deviendrons égaux, alors ils n'ordonneront plus le bien et ils n'interdiront plus le mal, et, c'est à ce moment-là qu'ils périront".

 


 

D'apèrs la chaîne de rapporteurs dAsh-Sha'bi d'après Massrouk, 'Abdallah ibn Mass'oud a dit:

 

"Vous vivrez une époque dont le mal sera pire que celui qui existait à l'époque précédente; je ne sous-entends pas qu'un gouverneur sera meilleur que celui qui lui succèdera, ni qu'une année sera meilleur que celle qui la suivra, mais ce que je sous-entends, c'est le départ de vos savants et de vos jurisconsultes; à ce moment-là, vous ne leurs trouverez pas de remplaçants, alors des gens qui feront des fatwas en se basan

 

t sur leur intellect apparaîtront".

 

"Al Fath" (L'inspiration divine) (13/21) et à cet endroit, Ibn Hajar a considéré ce dire comme étant un dire exacte; il a été rapporté entre autres par Al-Fassawi dans la postface de "Al Ma'rifat wa At-Tarikh" (La connaissance et l'Histoire) (3/393) ainsi qu'Ibn 'Abdalbar dans "Jami' bayan al 'ilm wa fadlih" (La compilation de la démonstration de la science et ses mérites) (2/136)

 

Titre: Six perles parmis les bases des partisans du hadith
Auteur: Cheikh Abdal Malik Ramadani
Editions: Al Houda
Page: 136
Retranscription: Ibn Djelaz

 

Site: www.rappel01.fr
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Le bienfait du savoir et l’incitation à son acquisition

Publié le par Rappel01

Le bienfait du savoir et l’incitation à son acquisition

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Louange à Allah, Maître des Mondes, et paix et salut soient sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour de la Résurrection. Ceci dit :


L’acquisition du savoir d’une quelconque science doit reposer sur certains fondements sur lesquels l’étudiant construira son parcours scientifique. La science religieuse, elle aussi, ne déroge pas à cette règle, car, l’home est, à l’origine, un être sans connaissance, comme Allah (‘azza wa jall) dit :

 

Traduction du sens :

« Et Allah vous a fait sortir des ventres de vos mères, dénués de tout savoir » (En-Nahl (les Abeilles : 78))

 

Mais, il est enjoint de rechercher le savoir, conformément à ce que dit Allah (‘azza wa jall) :

 

Traduction du sens :

« Sache donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité en dehors d’Allah » (Mouhammad :19), ainsi que le verset :

 

Traduction du sens :

« Sachez qu’Allah est sévère en punition, mais aussi qu’Allah est Pardonneur et Miséricordieux » (El-Mâ’ida (La Table Servie : 98)).

 

Et tout ordre émanant d’Allah (azza wa jall) est une adoration, et l’acquisition du savoir est classée, plutôt, comme égal et faisant partie du djihad dans Son sentier (1).

 

Allah (‘azza wa jall) dit :

 

Traduction du sens:

“Les  croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi de chaque clan quelques hommes ne viendraient-ils pas s’instruire dans la religion pour pouvoir, à leur retour, avertir leur peuple afin qu’ils soient sur leur garde » (Et-Tawba (Le Repentir) : 122)

 

Cela parce que le savoir religieux est une cause pour être bien guidé et un moyen pour craindre Allah (‘azza wa jall) ; il est la voie du salut et de la protection de l’enfer.

 

Allah (‘azza wa jall) dit :

Traduction du sens:

“Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres » (Et-Tahrîm (l’interdiction) : 6).

 

La préservation en question ne se fait qu’au moyen de la foi et des œuvres pieuses. Et il en faudrait de la science religieuse authentique afin de la réaliser de la manière recommandée. C’est pour cela que lorsqu’Allah (‘azza wa jall) veut du bien à quelqu’un, Il lui accorde la science islamique ; alors que celui qui en sera dépourvu se verra donc dénué du bien que celle-ci apporte (2).  Le Messager (صلى الله عليه و سلم  ) énonce dans ce sens : « Quiconque pour qui Allah veut du bien, Il lui attribuera la compréhension de la religion » (3).

 

 

1) La recherche du savoir peut être considérée entièrement meilleure que le djihad. Car les gens ont tout le temps besoin. Le djihad, par contre, est préférable pour une personne qui est forte, et aussi selon les périodes, les circonstances et les endroits. Il a été rapporté qu’El-Imâm Ahmad a dit : « Il n’y a rien qui est égal au savoir lorsque l’intention de celui qui le recherche est bonne ». Il a dit également : «  Les gens ont besoin de la science plus que le pain et l’eau. Car on a besoin du savoir à toute heure. Tandis que le pain et l’eau, on n’en a besoin qu’une ou deux fois par jour seulement ».

 

2) Ibn Hadjar a dit dans Fat’h El-Bâri (I/I65) : « Ce haidth veut dire que celui qui ne s’instruit pas dans la religion – en apprenant les règles de l’Islam ainsi que les branches qui s’y attachent – est donc privé du bien ».

3) Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Savoir » (I/I64), pour ce quiest de : quiconque pour qui Allah veut du bien, Il lui attribuera la compréhension de la religion, et par Mouslim, chapitre de « L’aumône légale » (7/I28), concernant l’interdiction de la mendicité, d’après Mou’âwiya Ibn Abi Soufyâne (qu’Allah les agrée).


Titre: Collection des Séries de Recommandations Salafies I
Auteur: Le Docteur Mohamed Ali Ferkous
Pages: 245-247
Edition: La Certitude
Retranscription: Oumomeya

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Paroles d'Alî ibn Abû Tâlib

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Paroles d‘Alî ibn Abû Tâlib


Il disait : « Le bien ne consiste pas à avoir beaucoup d’argent et beaucoup d’enfants, mais le bien consiste à ce que ta science et ton indulgence croissent. La vie terrestre n’est un bien qu’uniquement pour deux personnes, pour celle qui a commis un péché et qui se corrige en se repentant, ou celle qui s’empresse à accomplir des bons actes. Un acte accompagné de crainte ne peut être amoindri, alors comment peut être amoindri un acte qui est accepté ? Certes, la vie terrestre s’en va, et la vie de l’au-delà se rapproche, et chacune d’elles a des enfants, alors soyez les enfants de l’au-delà et ne soyez pas les enfants de la vie terrestre, car aujourd’hui, c’est un jour d’actes sans jugement, et demain, ce sera un jour de jugement sans actes ».


Il disait : «  La patience au niveau de la foi est semblable à la tête au niveau du corps, et il n’y a aucun bien dans un corps sans tête. Il existe trois catégories de personnes (1) : le savant qui a une grande science et une grande pratique, la personne qui veut apprendre pour être sauvée et celle qui fait partie de la populace et de la tourbe, et qui suit toute personne qui croasse et qui suit chaque vent qui souffle ; elle ne s’éclaire pas avec la lumière de la science et elle ne se réfugie pas auprès d’un pilier solide. La science est meilleure que l’argent, car la science te protège, alors que l’argent, c’est toi qui le protège. La science augmente par la pratique, alors que l’argent diminue par les dépenses. La science est un juge alors que l’argent se fait juger. Les avantages de l’argent disparaissent avec sa disparition, alors que l’amour de la science est un acte avec lequel on se rapproche d’ALLAH. Les thésauriseurs d’argent sont des personnes mortes parmi les vivants, alors que les savants sont toujours présents, leurs êtres sont absents mais leurs paraboles sont présentes dans les cœurs. La science les a assaillis sous sa vraie forme, et ils ont trouvé souple ce que les opulents ont trouvé dur. Ils sont à l’aise avec la chose pour laquelle les ignorants ressentent de la répulsion. Ils ont vécu sur terre dans des corps dont les âmes étaient attachées aux êtres de l’au-delà, ah ! et ce, par désir ardent de les voir. Certes, j’ai vu les compagnons de Mohammed, mais aujourd’hui, je ne vois rien qui leur ressemble. Au petit matin, ils avaient les cheveux ébouriffés et ils étaient jaunes, ils avaient de la poussière sur eux et ils avaient des traces de larmes entre les yeux, ils passaient la nuit prosternées et debout, ils lisaient le Livre d’ALLAH, ils alternaient entre leurs fronts et leur pieds, et au matin, ils invoquaient ALLAH en se balançant comme se balance l’arbre un jour venteux, et leurs yeux coulaient de larmes au point de mouiller leurs vêtements ; par ALLAH ! c’est comme s’ils avaient passé la nuit inattentifs ».

 

1) Ibn Al-Jawzî les a mentionnées dans Sifatu Safwa d’après Kamîl ibn Zayâd.


Titre: L’histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs
Auteur:  Ibn Al Jawzy
Pages: Page 89-90
Edition: Al Houda
Retranscription: Oumomeya

Site : www.rappel01.fr

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la meilleure chose que les âmes et les coeurs puissent obtenir

Publié le par Rappel01

 

La meilleure chose que les âmes et les coeurs puissent obtenir

Ibn Al-Qayyim

eau vie

 

Ibn El-Qayyim (rahimahoullah) a dit: "La meilleure chose que les âmes et les coeurs puissent obtenir est le savoir et la foi. C'est par eux que le serviteur ait la supériorité ici-bas et dans l'au-delà. 

 

Voilà pourquoi Allah ('azza wa jall) les a cités réunis dans le verset: 

Le sens du verset:

"Tandis que ceux à qui le savoir et la foi furent donnés diront: "Vous avez demeuré d'après le décret d'Allah jusqu'au Jour de la Résurrection..." (Er-Roûm , les Romains :56)

Le sens du verset:

"Allah élèvera en degrés ceux d'entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir" (El-Moudjâdala, La Discussion: 11)

El-Fawâ'id d'Ibn El-Qayyim (103).

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Les savants sont les lanternes du peuple

Publié le par Ibn_Djelaz

Les savants sont les lanternes du peuple

 

lanterne

 

L’Imam Al-Ajuri –rahimaoullah- a dit :

 

« Que pensez-vous –qu’Allah vous fasse miséricorde- d’un chemin semé d’embûches que les  gens doivent emprunter au cours d’une nuit noire sans lumière, hésiteraient-ils [à l’emprunter] ?

 

C’est pour cela qu’Alla –te’ala- leur a offert des lanternes qui leur éclairent [le chemin], si bien qu’ils l’empruntent en toute sécurité. Des groupes de personnes –obligées de passer par-là- empruntent ce chemin, et tandis qu’ils cheminent, les lanternes s’éteignent, et ils restent dans l’obscurité.

 

Que pensez-vous donc de ces gens ? »

 

« Tels sont donc les savants parmi les gens. La majorité des gens, sans  la présence de savants, ne saurait accomplir les actes obligatoires, ni comment s’éloigner des interdictions, et comment adorer Allah dans toutes les situations. Ainsi, lorsqu’un savant meurt, les gens deviennent désorientés. La science disparaît et l’ignorance apparaît suite à leur mort. »

 

Sources : « Akhlaq Al-‘Oulama (p.96) »

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